Avant les législatives, le MNIS quitte le MNSK

Conférence de presse du MNIS, le 4 mai 2022, à Nouméa.
Tiraillements, chez les nationalistes de Nouvelle-Calédonie. Le Mouvement néo-indépendantiste et souverainiste critique son partenaire au sein du MNSK, à savoir le Parti travailliste. Le MNIS annonce qu'il se retire de la coalition créée en septembre 2020 et présidée par Louis Kotra Uregei, sans pour autant rompre le dialogue avec l'ensemble de la mouvance indépendantiste.

Il a été constitué en septembre 2020. Et voilà que vole en éclats le MNSK, coalition composée du Parti travailliste et du MNIS. Le Mouvement néo-indépendantiste et souverainiste reproche à son partenaire "les manœuvres (…) visant à [le] discréditer au sein de la mouvance, au nom d'une sacro-sainte et inutile désormais non-participation qui risque d'être caduque aux législatives 2022".

Dans le sillage du 12 décembre

La tension a donc pour origine la consultation du 12 décembre. Le MNIS ne s'était pas franchement aligné sur la position commune des indépendantistes. Un choix que le parti déclare assumer. "Cette sortie du MNIS du MNSK vient réaffirmer, en quelque sorte, la vision nationaliste que nous portons", explique la présidente, Muneiko Haocas. "Au travers d'un projet de souveraineté décoloniale, où derrière nous faisons la proposition de réorganisation institutionnelle, qui se fera sous un maillage intercommunal. Et nous voulons le porter, mais vraiment au plus haut (…) et c'est pour ça que nous défendons une candidature à ces législatives 2022."

Quid du congrès populaire ?

La brouille risque de compliquer les affaires du MNIS. Le parti demande à participer au congrès populaire qui aura lieu dimanche, à Païta. Entre-temps, Muneiko Haocas a déclaré qu'elle était candidate aux législatives, alors que les indépendantistes n'ont pas encore donné de nom. Absent du pays, Louis Kotra Uregei, président du MNSK, devrait s'exprimer dans les prochains jours.

Un reportage de Thérèse Waïa et Gaël Detcheverry :

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