Bilatérales, comité des partenaires, référendum de projet : Gil Brial, porte-parole des Loyalistes, invité de la matinale

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Gil Brial
Gil Brial, porte-parole des Loyalistes, était l’invité de la matinale. ©NC La 1ère
Après cinq jours de visite, le ministre délégué aux Outre-mer, Jean-François Carenco, a quitté la Nouvelle-Calédonie vendredi. Les Loyalistes se disent satisfaits des échanges et gardent espoir en vue des bilatérales prévues à Paris le mois prochain. Gil Brial, leur porte-parole, était l’invité de la matinale le lundi 19 septembre.

C’était une première visite ministérielle post présidentielle et législatives. Jean-François Carenco, ministre délégué aux Outre-mer, a passé cinq jours en Calédonie. Une visite au pas de charge à la rencontre des différents groupes politiques pour "renouer les fils du dialogue". Objectif atteint, selon le ministre lui-même, car les indépendantistes ont accepté de se rendre à Paris. Pour les Loyalistes, le bilan est "satisfaisant". Des perspectives ont été tracées par l’Etat, qui a "rappelé son engagement sur le calendrier et la méthode", a indiqué Gil Brial. L’heure désormais est à "la construction et à l’élaboration de nouveaux statuts pour la Nouvelle-Calédonie".

Bilatérales à Paris

Le principe d’une réunion bilatérale avec le FLNKS a été acté à Paris. Une délégation devrait donc se rendre en Métropole dans quelques semaines. "La personnalité de Jean-François Carenco et les liens qu’il a pu nouer depuis trente ans avec les indépendantistes ont sans doute permis de renouer le dialogue". Mais les Loyalistes se disent "vigilants" car aucune annonce publique n’a été faite du côté des indépendantistes. "Notre objectif, c’est de ne surtout pas se retrouver dans la situation actuelle où l’on reporte à vingt ou trente ans le dossier", a précisé Gil Brial.

Pour les Loyalistes, la tenue de bilatérales est seulement possible à condition qu’elle "reste un espace de discussion mais pas de négociation et encore moins de concession. Les négociations se feront à trois. Il n’est pas question que l’on fasse des bilatérales et qu’ensuite, tout le monde rentre chez soi. Il faut que ça enclenche des discussions sur la sortie de l’Accord de Nouméa". Les non-indépendantistes se rendront donc à Paris pour porter leur projet politique. "Nous partirons unis car nous n’avons pas le choix. On a des divergences sur certains points mais notre position sera commune pour le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France". 

Un comité des "partenaires" annoncé

Après la tenue de bilatérales, à Paris, des trilatérales sont également annoncées par le ministre délégué aux Outre-mer. Elles seront censées lancer le comité des partenaires. "L’Accord de Nouméa est terminé donc nous n’avons plus besoin du comité des signataires. Et pour passer à autre chose, il faut une nouvelle structure. On a désormais besoin d’un format qui nous permettra de préparer l’avenir". La composition de ce comité des partenaires reste encore à définir. "L’objectif pour nous est de réunir l’Etat, les indépendantistes et les loyalistes", avec "un comité de pilotage politique dans lequel on peut intégrer les experts calédoniens et la société civile".

Référendum de projet : "L’objectif pour nous, c’est juin 2023"

S’agissant du référendum de projet, les Loyalistes ont demandé au ministre que le calendrier annoncé soit respecté, "ça doit être un objectif pour tracer des perspectives". Mais, "si ce calendrier doit glisser car nous avons besoin de plus de temps, ce n’est pas un problème", a précisé Gil Brial. En revanche, les non-indépendantistes n’accepteront pas que le référendum de projet soit reporté, "si certains n’acceptent pas de bouger". Il devra se tenir avant les élections provinciales de 2024, auquel cas "les élections devront se tenir mais avec un corps électoral ouvert", a-t-il prévenu.

Un entretien à retrouver ici.