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Calédoniens ailleurs : Emmanuel Wacalie, un rêve de foot pour les jeunes du pays

Nombre de nos compatriotes font le choix de quitter la Nouvelle-Calédonie. Études, recherche d'emploi, envie d'ailleurs, les raisons sont multiples. Mais qui sont ces Calédoniens qui tentent l'aventure ailleurs ? Cette semaine, Emmanuel Wacalie, étudiant en STAPS.
 

Calédoniens ailleurs : Emmanuel Wacalie, un rêve de foot pour les jeunes du pays © DR
© DR Calédoniens ailleurs : Emmanuel Wacalie, un rêve de foot pour les jeunes du pays
  • Par Ambre Lefeivre
  • Publié le
Encourager, guider, supporter. Emmanuel fait partie de ces personnes qui aiment s’investir pour les autres, qui souhaitent s’engager. Passionné de football, c’est dans ce domaine que le Calédonien rêve de s’impliquer notamment auprès des jeunes du pays.

Né et élevé dans une famille de musiciens, le Kanak est tout de suite plongé dans cet état d’esprit de partage et de convivialité. A l’église mais surtout dans le sport, le jeune homme originaire de Lifou aime prendre du temps pour les autres. « J’ai toujours été encadrant, encourageant. Je pense que c’est un trait de ma personnalité. »  Si le Calédonien est un adepte de hip-hop et aime pratiquer le volley, c’est dans le foot qu’il s’épanouit pleinement, discipline qu’il pratique depuis sa plus tendre enfance. « J’ai rencontré les champions du monde 98 lors du jubilé Karembeu. Ca m’a marqué, ils nous ont encouragé à faire du sport, à poursuivre nos rêves. » Et si le jeune homme a dans l’idée de faire carrière dans le sport, il choisit tout d’abord la voie de la raison.
 
Dès son plus jeune âge, Emmanuel fait beaucoup de sport surtout du foot et du hip-hop © DR
© DR Dès son plus jeune âge, Emmanuel fait beaucoup de sport surtout du foot et du hip-hop

Un bac S en poche en 2014, il choisit de s’installer à Nouméa pour faire un BTS comptabilité et gestion des organisations. « J’étais curieux, je voulais m’ouvrir à d’autres domaines, acquérir des compétences qui pourraient me servir. » Ces deux années d’études lui permettent de mieux construire son projet professionnel. « Je voulais continuer dans le management du sport. » Emmanuel a surtout un rêve : mettre en place une sorte de centre de formation en Nouvelle-Calédonie pour professionnaliser certains sports et surtout le foot.

« Au pays, il y a du potentiel chez les jeunes, un gros potentiel. Mais ça manque de structures ou en tout cas, il n’y en a pas assez. »


Diplômé en fin d’année 2016, le Kanak multiplie les petits boulots dans la comptabilité pour économiser. Il prépare en parallèle la suite de son parcours. « J’ai parlé de mon projet autour de moi. Certaines m’ont pris pour un rêveur, d’autres ont émis des doutes mais mes proches m’ont encouragé. ». Mais ces remarques ne l’ont pas démotivé. « Je suis resté concentré. Je me suis dit que si je ne tentais pas, je n’aurais rien. »
 
Installé à Gap, Emmanuel continue de faire du foot © DR
© DR Installé à Gap, Emmanuel continue de faire du foot

En août 2018, il s’installe à Gap pour y débuter une licence de Sciences et Techniques des activités physiques et sportives (STAPS).  Motivé, le Calédonien s’investit dans ses cours. « J’ai déjà mon projet, il ne faut pas que je perde de temps donc je m’y mets à fond. » Le Kanak, qui continue le foot dans le club de sa ville, est bien décidé à aller au bout de son rêve. « Après ma licence, je pense continuer au maximum mes études. Je veux être le plus compétent possible. J’aimerais faire un master dans le management du sport. » Son avenir, il l’envisage sur son Caillou au service de jeunes talents. « J’aimerais rentrer au pays et essayer d’intégrer la fédé pour voir comment ça se passe et ensuite réaliser mon projet de mise en place de structures plus professionnalisantes. »
 

« Je fonce et je n’ai pas peur. »


par ambre@lefeivre.com 
Que lui apporte le football dans sa vie ?

« Pour moi, ce n’est pas qu’une question de santé, de pratique sportive. Le foot m’a apporté des valeurs de partage, de dépassement de soi. J’ai connu quelques années difficiles et le foot m’a permis de sortir de là. Ca peut-être aussi une responsabilité, par exemple quand on est footballeur professionnel et qu’on représente son club, son pays. »
 

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