Challenger Noumea : 17 ans de tremplin

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Depuis sa venue à Nouméa, Taylor Fritz est passé de la 105e à la 32e place mondiale. Il est en équipe nationale américaine.
Depuis sa venue à Nouméa, Taylor Fritz est passé de la 105e à la 32e place mondiale. Il est en équipe nationale américaine. ©Twitter Taylor Fritz
Seulement seize villes françaises accueillent des tournois du circuit mondial ATP de tennis. Nouméa en fait partie. La Nouvelle-Calédonie propose ses Internationaux depuis 2004. De nombreux joueurs passés par le Ouen Toro ont connu de jolis parcours au très haut niveau. Rétrospective.

De Simon à Mannarino en passant par Meyer


En près de deux décennies, le public calédonien a pu observer de près des talents en devenir ou en reconquête. Comme le français Gilles Simon, double vainqueur en 2005 et 2006 à Nouméa, à tout juste 20 ans. Il deviendra 6e mondial, seulement trois ans plus tard. En 2010, l’allemand Florian Mayer, tombé 450e à l’ATP, débute sa remontée par un succès au Ouen Toro. Il le classe alors "parmi (ses) trois meilleures performances en carrière". La saison suivante, il est dans le top 20.

Montage : Romain Manzano / images : archives, ATP, Australian Open
 
©nouvellecaledonie

Les Internationaux de Nouvelle-Calédonie sont un tremplin, et l'on pourrait presque parler de porte-bonheur pour les Français. Julien Chardy avait atteint son meilleur classement (25e) après s'être imposé en 2012. Idem pour le tricolore Adrian Mannarino, sacré trois fois ici, avant de monter au 22e rang mondial, son climax. « Cela permet de prendre beaucoup de confiance, et d’installer des choses petit à petit » nous confiait-il en 2016. 


L'explosion de Fritz et Tsitsipas


L’histoire récente continue de prouver qu’il vaut la peine de se déplacer au Challenger nouméen. Souvenez-vous du finaliste malheureux de l’édition 2018, Taylor Fritz, battu par son compatriote Noah Rubin (7-5, 6-4). L’Américain a vite grimpé les échelons. Le voilà désormais 32e mondial, et capable de sortir un Gaël Monfils à l’Open d’Australie l’an passé au deuxième tour (6-3, 6-7, 7-6, 7-6). Le Grec Stefanos Tsitsipas a lui aussi foulé les courts du complexe Marie-Louise Lhuiller en 2017. Il fait partie des six meilleurs joueurs du circuit aujourd'hui. 
 
Fritz tombeur de Monfils à Melbourne l'an passé. ©Australian Open TV


Au palmarès, les Français sont derrière


L’année passée, le Suédois Mikael Ymer s’était adjugé la 16ème édition en dominant Noah Rubin 6-3, 6-3. Depuis la création des internationaux de Nouvelle-Calédonie en 2004, les joueurs étrangers ont empoché neuf titres, soit deux de plus que les Français.


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Premiers matchs ce lundi 6 janvier au Ouen Toro


Dès 10h30, les deux rencontres de qualification opposeront le Français Mathias Bourgue à l'Américain Thai-Son Kwiatkowski, détenteur d'une wild card (invitation), et le Tchèque Zdenek Kolar au Taïwanais Tung-Lin Wu. 
Suivront, dans le tableau principal, les débuts de l'ancienne star Ernests Gulbis (n°10 mondial en 2014) face à l'Allemand Maximilian Marterer. Tristan Lamasine, finaliste du double à Nouméa en 2016 avec Grégoire Barrère, et tombeur de Tsitsipas (actuel n°6 mondial) en huitième de finale du tournoi simple l'année suivante, sera opposé à l'Espagnol Bernabe Zapata Miralles (200e). Le meilleur français Enzo Couacaud (192e) affrontera de son côté le Kazakh Popko, d'un classement équivalent. 
 

La programmation du premier jour des internationaux de Nouvelle-Caledonie 2020





 
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