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Des citoyens ont manifesté leur inquiétude à Tontouta

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©Claude Lindor
La suspension des vols à destination de Tontouta a été décidée par le gouvernement et est officielle depuis hier soir. Mais elle n’empêche pas l’inquiétude qui s’est manifestée hier soir par un rassemblement d’une cinquantaine de personnes près de l’aéroport.  
Ils viennent de la tribu de Bangou, de Tontouta, ou certains de Nouméa et ils demandaient des mesures plus drastiques. Si tous les vols internationaux à destination de la Nouvelle-Calédonie sont désormais suspendus, vendredi soir, des banderoles étaient déployées au carrefour de l’aéroport; elles témoignaient des craintes et des attentes de certains Calédoniens.

Le mot d’ordre : pas de débordement. Leur volonté : montrer une impatience. 


Tous les gens qui vivent sur Tontouta, ça nous inquiète cette façon de faire c'est pour cette raison là que nous, si on a fait un mouvement, c'est pour démontrer aux responsables politiques qu'il va falloir qu'ils soient clairs avec le peuple - Gabriel Cherika, petit chef de la tribu de Bangou


Les rassemblements de 20 personnes ou plus sont interdits mais le groupe est passé outre la consigne. Les forces de l’ordre quant à elles ont assuré la sécurité alors qu’à l’aéroport, les avions provenant du Vanuatu, d’Australie et du Japon se vident des passagers calédoniens qui seront confinés. Les non-résidents, eux, repartent vers le Japon à 00h50. Le vol devait être annulé puis il a finalement été maintenu.


On a pris nos billets, le billet était trés trés cher parce que tous les vols ont pris énormément de valeurs parce que les avions, il y en a de moins en moins sur Air France et Aircalin donc ce soir on est venu un peu en avance, pour être sûr de ne pas le louper -  un passager métropolitain


Le rapatriement des non-résidents va se poursuivre comme prévu. Pour les résidents hors-territoire, il faudra de la patience. Le gouvernement reste en contact avec des passagers bloqués en Australie, Nouvelle-Zélande et au Japon. 

Le reportage de Martin Charmasson et Claude Lindor. 
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