Une courte session d'assises

justice
Affaire Deteix aux assises capture dossier (décembre 2017)
Lors du procès de l'affaire Deteix en décembre 2017. ©NC la 1ère
La dernière session de l'année durera une semaine. Après la révision de la liste des jurés, place à deux affaires en appel, pour des crimes commis en 2016 à Nouville. Un homme de 29 ans comparaît ce mardi pour coups mortels. Puis le meurtre de Jean-Pierre Deteix sera examiné durant trois jours.
Dans le box des accusés de mercredi jusqu’à vendredi, Aymerick Vakié, ce jeune Kunié de 21 ans qui a roué de coups Jean-Pierre Deteix, ancienne figure indépendantiste, en juin 2016, à Nouville.
 

Défrayé la chronique

«Une affaire qui avait défrayé la chronique à l'époque», resitue l'avocat général Christian Pasta. «Tenant à la personnalité de M. Deteix qui était quelqu'un de connu et de reconnu sur le territoire de la Nouvelle-Calédonie, de par ses positions politiques et de part son investissement au niveau territorial. C'est une affaire qui a été jugée au premier degré en décembre dernier, qui revient un an après sur appel de l'accusé.»
 

Rejugé un an après

Celui-ci conteste la notion d'homicide volontaire et la peine de vingt ans de réclusion criminelle qui a été prononcée. Dans ce dossier, les  avocats de la défense, dont maître Hubert Delarue du barreau de Paris, ont demandé  que le procès en appel soit délocalisé en Métropole. Requête rejetée par la Cour de Cassation.
 

Alcool

La première affaire jugée, demain mardi, s’est aussi déroulée à Nouville. Sur la plage, en juillet 2016, Punda Neudejen frappe violemment, à coups de poing et de pied, un homme qui l’aurait insulté. «Coups mortels, après une nuit de libations, à la fois du côté de la victime et du côté de l'auteur des faits, précise Christian Pasta. Tous deux étaient fortement alcoolisés, hélas.»  
 

A quelques mois d’intervalle

Punda Neudjen, âgé de 29 ans et condamné en mars à huit ans de prison, est jugé en appel à quelques mois d’intervalle. «C'est plutôt rare, reconnaît l'avocat général. Mais dans la mesure où il s'agit d'un dossier simple, qui va se dérouler sur une seule journée, où les faits sont reconnus, on avait la possibilité de le juger au cours de cette session. Justement parce que le président de cette session n'est pas celui, évidemment, qui l'a jugé la première fois. On en a profité.» 
 

Liste des jurés

A noter que la quatrième et dernière session d'assises de l'année commence, ce lundi, par l'habituelle révision de la liste des jurés. 
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