Covid-19 : le variant omicron présent dans la moitié des communes calédoniennes

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Point de situation épidémiologique au gouvernement avec des médecins de la DASS, le 27 janvier. Covid
Point de situation épidémiologique au gouvernement avec des médecins de la DASS, le 27 janvier. ©NC la 1ère
La direction des Affaires sanitaires tenait ce jeudi un point presse animé par deux médecins pour faire le point sur la situation épidémiologique en Nouvelle-Calédonie. Le nombre de cas augmente chaque jour un peu plus, mais les hospitalisations en réanimation restent stables.

Et de deux. Comme la semaine d'avant, les autorités sanitaires ont rencontré la presse, le jeudi 27 janvier, pour évaluer la situation sur le front de la pandémie, des dépistages et de la vaccination. Le point Covid quotidien a été diffusé en parallèle. Avec un taux d'incidence de 1052 et près de 700 nouveaux cas en vingt-quatre heures, ses chiffres sont à retrouver ici

Omicron à 80%

Que montre la situation épidémiologique ? Que le nombre de cas positifs continue d’augmenter, avec toujours une circulation conjointe de delta et d’omicron, mais le très contagieux variant omicron a pris le dessus. Repéré dans dix-sept communes sur 33, à travers les trois provinces, il représenterait aujourd’hui plus de 80% des cas dans le pays. Plus globalement, toute la Calédonie, à l’exception de Belep, est aujourd’hui concernée par la circulation du virus. Lequel est favorisé par les clusters.

En trois jours, on a eu à peu près autant de cas, environ deux mille, [que] la semaine dernière. On voit effectivement qu’il y a une augmentation importante du nombre de cas. Le taux de positivité est passé à 14%, alors qu’il était à 9% la semaine dernière et la semaine dernière, on a fait plus de 21 000 tests.

Dr Sylvie Laumond, médecin de la DASS-NC

Tous les regroupements concernés

Institutions, entreprises, cérémonies de deuil, activités sociales, repas de famille ou de travail, collègues partageant le même bureau… la contamination s’effectue dans tous les types de regroupements. Appel est à nouveau lancé : attention au risque de transmission en collectivité en l’absence du port du masque, même en intérieur. "On a de plus en plus d’établissements, de crèches et de centres aérés, aussi, qui ont des cas", s’attarde le Dr Laumond. "On a observé que souvent, les enfants contaminent les parents. En milieu professionnel, on a souvent des parents qui sont contacts à risque de leurs enfants positifs."

Ça circule beaucoup plus chez les enfants. On sait très bien que le port du masque, les règles d’hygiène, c’est la base, mais c’est beaucoup plus difficile, au sein d’une famille, de respecter ça.

Dr Sylvie Laumond, DASS

Changements dans le dépistage

Le nombre de tests flambe aussi, mais attention, certains vont devenir payants s’ils ne sont pas prescrits par un médecin. Le médecin précise la stratégie de dépistage à compter du mardi 1er février : "Notre objectif est de dépister les personnes avec symptômes, les personnes contacts à risque, les personnes vulnérables et contrôler les voyageurs qui arrivent. C’est la stratégie de freinage, pour essayer de faire en sorte qu’on identifie rapidement les personnes malades, qu’on puisse les isoler, qu’elles puissent respecter avec plus d’attention les mesures barrières et limiter la contamination.

Côté PCR

Dans le détail, les tests PCR seront réservés aux personnes vulnérables (selon la liste définie par arrêté) et aux personnes hospitalisées, ainsi qu’aux voyageurs sortants selon la réglementation du pays d’accueil. Ils seront pris en charge par la Nouvelle-Calédonie uniquement dans le cadre du réseau sentinelle de santé publique et pour les raisons médicales précisées ci- dessus, sur présentation d’une ordonnance. Pour les voyageurs, aussi bien à l’international qu’en inter-îles, et pour les besoins du pass sanitaire, ce sera payant.

Plus de 28 000 enfants vaccinés chez les 5-11 ans

Dans un contexte de pénurie de personnels de santé, la vaccination continuera par ailleurs à être encouragée, avec trois priorités : le rappel de la troisième dose, les personnes vulnérables et les non vaccinés. On relèvera que plus de 28 000 enfants de cinq à onze ans ont déjà reçu une injection depuis l’ouverture à cette tranche d’âge le 10 janvier. Enfin, le maintien ou pas de la septaine devrait être évoqué prochainement, par le haut commissariat et le gouvernement.

Une synthèse d’Erik Dufour et Nicolas Fasquel :

©nouvellecaledonie

Synthèse du point presse de la DASS, ce 27 janvier, par le gouvernement :