Election du dix-septième gouvernement calédonien: les réactions

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Gouvernement réactions
©NCla1ère

Six indépendantistes pour cinq loyalistes dans le prochain gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, deux voix de plus que prévu à l'Uni, pas de président : les réactions.

Louis Mapou : «énorme satisfaction et grosse surprise»

Résumé du scrutin par le chef de groupe Uni, lui-même élu du nouveau gouvernement ? «Une grosse satisfaction parce que nous avons deux élus comme prévu, et une grosse surprise parce deux autres votes sont venus se rajouter à notre nombre habituel. Donc une énorme satisfaction parce que ça nous permet d'être à trois. Pour tenir les rênes d'un gouvernement comme celui-là dans le contexte d'aujourd'hui, on a besoin d'hommes forts, et nous sommes trois à y aller.» 
Louis Mapou au micro de Dave Waheo-Hnasson, Jerry Carissan et Franck Vergès : 

 

Samuel Hnepeune : «Il va falloir qu'on discute encore»

A chaud après le scrutin, Samuel Hnepeune se refusait à réagir à la tournure de la situation politique. «Il y a quelques surprises dans le vote de cet après-midi. Alors avant de parler du grand saut [vers une possible présidence du gouvernement], je pense qu'il va falloir qu'on discute encore un peu de la répartition de la présidence, de la vice-présidence, des portefeuilles, etc.», déclarait la tête de liste UC-FLNKS et Nationalistes et l'Eveil océanien.
Samuel Hnepeune au micro de Dave Waheo-Hnasson, Jerry Carissan et Franck Vergès : 

 

Virginie Ruffenach : «Un déni de démocratie»

«Nous sommes le premier groupe au Congrès, avec dix-huit élus. Il est légitime que nous revendiquions la présidence du gouvernement», réagissait, au sortir du scrutin, la cheffe de groupe de l'Avenir en confiance. D'où cette remarque : «Il faut sortir de cet accord de Nouméa qui est à son terme, pour réinventer nos institutions. La Calédonie n’est pas gouvernable avec ce jeu d’alliances, parfois contre-natures qui sont mises en place. On vient d’y assister encore.»
Virginie Ruffenach au micro de Dave Waheo-Hnasson, Jerry Carissan et Franck Vergès : 

 

Milakulo Tukumuli : «Ça nous élimine d'office»

Le résultat de cette élection faisait partie des «cas possibles», assure le président de l'Eveil océanien, qui s'avoue tout de même «un peu surpris, pas par le résultat, par l'attitude des loyalistes, d'une manière générale». Pour Milakulo Tukumuli, «avec cet acte qui vient d'être fait, les loyalistes permettent de coller à ce qui se dit : le gouvernement est réellement aux mains des indépendantistes».
Milakulo Tukumuli au micro de Dave Waheo-Hnasson, Jerry Carissan et Franck Vergès :

Le lendemain, le président de l'Eveil océanien revenait sur cette actualité dans l'Invité de la matinale radio.

 

Philippe Michel : «Pas à la hauteur des enjeux»

«Ce gouvernement, et c'est la première fois depuis quarante ans, est à majorité indépendantiste, puisqu'il dispose de six membres indépendantistes et de cinq membres non indépendantistes», posait après le vote le chef de groupe Calédonie ensemble. En s'attardant sur l'origine des deux voix supplémentaires allées à la liste Uni. «Tout ça n'est pas à la hauteur des enjeux du moment», estime Philippe Michel. «Mais le vrai sujet est de savoir si le gouvernement convoqué pour élire son président va être capable de le faire. Ce qui nous importe, c'est que le gouvernement soit opérationnel le plus vite possible.»

Philippe Michel au micro de Dave Waheo-Hnasson, Jerry Carissan et Franck Vergès :


Peu après ces réactions, le nouveau gouvernement se réunissait une première fois. Mais échouait à élire son président. 


Dans la soirée (en horaire de Calédonie), c'est le ministre des Outre-mer qui réagissait:

 

Louis Kotra Uregei : «un raccourci que nous n'avons pas franchi»

Au lendemain de cet épisode politique, le président du Parti travailliste expliquait le vote de son mouvement. En faveur de la liste Uni et pas de la liste UC-FLNKS et Nationalistes avec Eveil océanien. Il avance trois raisons :

  • «On n'a pas été consultés.»
  • «Penser que l'élu du Parti travailliste, émanation de l'USTKE, allait voter pour le président de la fédération patronale...»
  • «Samuel Hnepeune, on ne le connaît pas en tant que militant.»

Louis Kotra Uregei répond à Medriko Peteisi :

Election du gouvernement, LKU

Gil Brial : « un règlement de comptes entre indépendantistes »

Gil Brial, vice-président de la province Sud et membre de l’Avenir en confiance est revenu le 19 février dans le journal de Laurence Pourtau sur l’élection des membres du gouvernement. Pour lui, l’éviction de l’Eveil océanien de l’exécutif est un règlement de comptes entre indépendantistes. Il a aussi évoqué la voix loyaliste qui s’est portée sur la liste UNI.