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Étudiant tué en PNG : trois personnes ont été arrêtées

La police papoue a arrêté trois hommes en lien avec le meurtre d'un étudiant dans un dortoir de l'université de Lae, samedi soir. Pour la première fois en deux mois de protestation étudiante, le gouvernement se dit prêt à rencontrer des manifestants.

Après le meurtre d'un étudiant, samedi soir, des bâtiments ont été détruits sur le campus de l'université de technologie de Lae. © University of Technology, Lae
© University of Technology, Lae Après le meurtre d'un étudiant, samedi soir, des bâtiments ont été détruits sur le campus de l'université de technologie de Lae.
  • Elodie Largenton/ABC Radio Australia (CM)
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Parmi les trois étudiants arrêtés par la police, il y aurait un camarade de chambre de la victime. Les motivations des meurtriers ne sont pas encore connues, mais d'après le vice-président de l'université de technologie de Lae, Albert Schram, il pourrait s'agir d'une vengeance - une bagarre avait éclaté au début du mois et des étudiants avaient été blessés.
 
La mort de ce jeune étudiant a suscité une vive émotion dans sa province d'origine, les Hautes-Terres méridionales. Un groupe de personnes a marché de son village jusqu'à la capitale de la région, Mendi.
 
Les manifestations des étudiants ont pris un tour violent ces dernières semaines dans tout le pays, alors que c'est dans le calme que les jeunes avaient commencé à se rassembler sur les campus de Port-Moresby, début mai, pour demander la démission du Premier ministre, accusé de détournement de fonds publics. 
 
Lawrence Stephens, président de l'organisation Transparency International en Papouasie-Nouvelle-Guinée, regrette que des casseurs se soient infiltrés dans les manifestations :
 
« Il y a toujours cette crainte que des criminels profitent de protestations légitimes pour faire un maximum de dégâts. »
 
Le Premier ministre a, une nouvelle fois, accusé l'opposition d'être responsable de cette situation, disant que Don Polye avait « du sang sur les mains ». Une façon de lui rendre la politesse puisque, hier, c'était le chef de l'opposition qui accusait Peter O'Neill d'avoir causé ces troubles « en refusant d'écouter les étudiants ».
 
Sur ce point, Peter O'Neill semble avoir infléchi sa position. Pour faire baisser les tensions, une réunion pourrait être organisée entre le Premier ministre et les représentants des étudiants, annonce le ministre de l'Enseignement supérieur, Malakai Tabar :
 
« On y travaille. J'ai rencontré le Premier ministre dimanche et on en a discuté. On n'a pas aimé ce qui s'est passé à Lae, et ça nous a fait reculer un peu. Mais on est en train d'organiser une réunion entre les représentants des étudiants, moi-même et ma secrétaire et, j'espère, le Premier ministre. »
 
Deux autres actions sont en discussion : l'imposition d'un couvre-feu sur les campus, et le recours aux forces armées. Pour le moment, il n'est pas question de mettre un terme à l'année universitaire.
 

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