Huawei va construire pour 66 millions de dollars de tours de télécommunications aux Salomon

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Huawei va construire pour 66 millions de dollars de tour de télécommunications aux Salomon
La moitié des tours de télécommunications construites par Huawei devront être installées avant les prochains Jeux du Pacifique, en juillet 2023. ©rawpixel.com et Kārlis Dambrāns
Les îles Salomon ont obtenu de la Chine un prêt de 66 millions de dollars pour financer la construction de 161 tours de télécommunications dans le pays par le géant Huawei, a annoncé, vendredi 19 août, le gouvernement de l'Etat du Pacifique.

C'est le premier financement reçu de Pékin par les îles Salomon depuis la signature d'un pacte de sécurité entre les deux pays, en avril, après la rupture des liens diplomatiques avec Taïwan. La Chine va accorder un prêt de 66 millions de dollars US (8 milliards CFP) pour que le gouvernement d'Honiara face construire des tours de télécommunications par Huawei.

Le gouvernement des îles Salomon a annoncé, vendredi 19 août, ce financement. Il considère ce prêt comme un "partenariat financier historique" qui survient après le rétablissement des relations avec Pékin, en 2019. Les liens financiers et sécuritaires croissants entre les deux pays ont soulevé l'inquiétude des Etats-Unis et de ses alliés, notamment l'Australie voisine. Des responsables occidentaux ont affirmé que la Chine pourrait utiliser le pacte de sécurité pour établir une base militaire dans le pays - ce qu'a réfuté à plusieurs reprises le Premier ministre des îles Salomon Manasseh Sogavare.

Un prêt sur 20 ans

Selon les conditions de l'accord, les Salomon bénéficieront d'un prêt sur 20 ans de la Banque d'exportation et d'importation de Chine, liée à Pékin, qui financera entièrement la construction des tours de télécommunications par Huawei, a indiqué le gouvernement. Près de la moitié des tours seront construites avant le déroulement des Jeux du Pacifique, en juillet 2023.

Début août, Manasseh Sogavare a proposé de modifier la constitution pour repousser la tenue des élections nationales, prévues en septembre 2023, affirmant que le pays ne pourrait organiser les deux événements, soulevant de vives critiques du leader de l'opposition. Les prochaines élections seront les premières depuis les émeutes massives contre le Premier ministre qui ont eu lieu, l'an dernier, dans la capitale Honiara.