Inflation et pertes d'emplois : les industries s’inquiètent du projet de réforme fiscale

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Tickets de caisse avec TGC à taux pleins
La TGC à taux plein(s) sur les tickets de caisse. ©NC la 1ère / Françoise Tromeur
Une réforme fiscale, oui ! Elle est même nécessaire, reconnaissent volontiers les acteurs économiques et sociaux calédoniens. Mais pas sans concertation et sans évaluation des impacts. Un constat partagé par la fédération des industries de Nouvelle-Calédonie (FINC). Ses craintes : inflation et destructions d’emplois.

Depuis sa présentation publique le 29 décembre, le projet de réforme fiscale du gouvernement fédère le monde socio-économique… contre elle ! Les syndicats patronaux, Médef, CPME et U2P, l’ont fait clairement savoir en début d’année. Les syndicats de salariés ne sont pas plus enthousiastes. Au sein des entreprises, notamment des industries calédoniennes, des inquiétudes se font également sentir. 

Une réforme : oui, mais…

Si la FINC salue le fait d’avoir aujourd’hui un projet posé sur la table, elle en souligne les lacunes et elle prévient. "Toute mauvaise décision pourrait détruire de l’activité économique, et donc de l’emploi, et générer des insatisfactions sociales", souligne Xavier Benoist, président de la FINC. D’où l’importance de disposer d’études pour mesurer les impacts de chaque réforme envisagée. 

Inflation en vue

Quid de la réforme annoncée de la TGC ? La fédération s’inquiète… "Quelle est l’évaluation sur l’évolution des prix en Nouvelle-Calédonie ? On n’a pas de réponse. Selon les chiffres que l’on a, sur les produits de grande consommation, on pourrait avoir un renchérissement qui serait supérieur à 10 %…" Difficile (impossible ?) à supporter pour des ménages qui devront déjà absorber les augmentations liées au contexte mondial - explosion des prix des matières premières et du fret principalement. 

Xavier Benoist, président de la Finc, janvier 2019
Xavier Benoist, président de la Finc. ©NC la 1ere

Concertation à venir ? 

Face à ce sombre scénario, la FINC en appelle à une concertation du monde socio-économique pour construire ensemble la réforme. Autre voeu, la mise en place de mesures transitoires capables de donner de l’air au territoire le temps d’élaborer la réforme.

Mais pour l’instant, le processus semble au point mort : malgré une concertation avec les partenaires annoncée par le gouvernement, ni méthode, ni calendrier n’ont pour l’instant été fixés…