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Sept et six ans de prison pour avoir transporté 578 kilos de cocaïne sur leur voilier

Trois narco-trafiquants présumés étaient jugés en correctionnelle, ce vendredi, trois mois après avoir été interpellés à bord d'un voilier qui transportait presque 600 kilos de cocaïne. Le capitaine, Néerlandais, est condamné à sept ans de prison. Les deux marins, à six années de réclusion.

L'Amira Natia, en cale sèche à Nouméa. © NC 1ère
© NC 1ère L'Amira Natia, en cale sèche à Nouméa.
  • Natacha Cognard, Jeannette Peteisi et Carawiane Carawiane, avec F.T.
  • Publié le , mis à jour le

[MISE A JOUR DE VENDREDI SOIR]

Le capitaine du voilier, un Néerlandais de 69 ans, a été condamné à sept ans de prison. Les deux marins - un Hispano-Péruvien de 54 ans et un Polonais de 39 ans- ont écopé de six années de réclusion. Et les trois prévenus, qui sont repartis au Camp-Est, ont été interdits de territoire français pendant dix ans.

Premières heures laborieuses

Voilà le verdict qui a clos le procès, ce vendredi 19 janvier, des trois hommes interceptés alors qu'ils transportaient 578 kilos de cocaïne pure. Un procès attendu, mais les premières heures ont été laborieuses. Dès le début, les avocats de la défense ont saisi le tribunal.
Le reportage de Natacha Cognard et Carawiane Carawiane.
PROCES NARCO-TRAFIQUANTS

Demandes rejetées

Une question prioritaire de constitutionnalité et des exceptions de nullité sur des mesures de rétention ont été soulevées. Le but: la relaxe. «Pour nous, il y a un problème de compétence et de juridiction française à partir du moment où elle a été saisie sur la base de textes internationaux qui ont complètement été bafoués», développe maître Julien Marty, l'un des avocats de la défense. La présidente du tribunal et ses assesseurs ont rejeté les demandes.

Pavillon anglais

C'est le 20 octobre 2017 que le B2M d'Entrecasteaux arraisonnait l'Amira Natia, battant pavillon anglais et aujourd'hui en cale sèche à Nouméa. Le voilier et son équipage avaient quitté le Portugal avec pour destination finale la Polynésie française et l'Australie. «Pour voir des amis».

© NC 1ère
© NC 1ère

Nature de l​a marchandise

En garde-à-vue, l'un des trois hommes d'équipage a reconnu les infractions: transport, détention et contrebande de stupéfiants. Le capitaine, lui, nie avoir connaissance de la nature de la marchandise: 507 paquets de cocaïne dissimulés derrière les cloisons. «Chose étonnante, quand on sait que toutes les données des huit téléphones portables retrouvées à bord du navire ont été effacées», a souligné durant l'audience le procureur de la République, Alexis Bouroz.

«Des petites mains»​

«Ce sont des petites mains, insiste maître Franck Royanez, autre avocat de la défense. Ils sont rémunérés pour faire du transport mais ils n'ont pas nécessairement idée de ce qu'ils transportent. Et par ailleurs, qu'une personne prenne quinze jours ou trente ans, ça n'empêchera pas un narcotrafiquant de dormir.» La défense va interjeter appel de ces condamnations.


Même scénario qu'au procès de l'Afalina

Il y a deux mois, les mêmes peines ont été prononcées à l'encontre de l'équipage arraisonné sur l'Afalina: sept ans de prison avec maintien en détention pour le capitaine, six ans pour les trois marins, dix ans d'interdiction de territoire français. Les quatre hommes, âgés de 19 à 41 ans, de nationalité lituanienne et lettone, transportaient 1,4 tonne de cocaïne pure.

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