L'Avenir en confiance ne briguera pas la présidence du Congrès

politique
Alcide Ponga, Virginie Ruffenach et Nadine Jalabert, de groupe Avenir en confiance
Les élus au Congrès de l'Avenir en confiance ont tenu une conférence de presse, lundi 8 août, à Nouméa. ©Gaël Detcheverry / NC la 1ère
Le groupe Avenir en confiance ne présentera pas de candidat au renouvellement de la présidence du Congrès, mardi 30 août. Il votera pour un candidat loyaliste, c'est ce qu'a affirmé, lundi 8 août, Virginie Ruffenach, présidente du groupe. Elle a également évoqué les violences faites aux femmes.

La question a été évoquée, dimanche soir, auprès de Thierry Santa, président du Rassemblement-Les Républicains, lors du journal télévisé et les élus du groupe Avenir en confiance au Congrès l'ont confirmé, lundi 8 août. Au cours d'une conférence de presse organisée à Nouméa, ils ont annoncé qu'ils ne présenteront pas de candidate à la présidence du Congrès, le 30 août. Ils soutiendront le candidat loyaliste, soit celui du groupe Les Loyalistes.

"L'année dernière, nous étions 18. Nous avions une légitimité à proposer une candidature Avenir en confiance. Vous savez que certains sont partis du groupe. Nous, nous sommes restés l'Avenir en confiance. Nous sommes sept et nous considérons que c'est aux 11 autres, qui sont partis, à proposer une candidature pour cette présidence du Congrès", explique Virginie Ruffenach, présidente du groupe.

Des référents communaux aux violences faites aux femmes

Des textes consacrés aux violences faites aux femmes et à la création d'un haut conseil de la jeunesse et de l'action éducative seront présentés, jeudi, lors de la prochaine séance publique du Congrès. Pour lutter contre les violences faites aux femmes, l'Avenir en confiance propose la mise en place de référents communaux. Des personnes ressources susceptibles d'apporter une aide aux victimes. Cet interlocuteur privilégié devra être capable d'écouter et d'assurer leur prise en charge, dans de bonnes conditions.

"[Il s'agira, NDLR] d'un référent par commune ou par groupe de communes, quand il s'agit de petites communes. Il n'aura pas forcément un haut niveau d'étude, mais il aura surtout un parcours qui montre son engagement dans cette lutte. Il sera sans doute issu des associations, détaille Virginie Ruffenach.

Nous demandons l'aide de l'Etat parce que cela a été mis en place, en 2008, à l'égard des départements. L'Etat a financé des référents de cette nature dans tous les départements de France.

Virgine Ruffenach, président du groupe Avenir en confiance au Congrès 

"Nous, en Nouvelle-Calédonie, nous n'avons pas de département et la commune nous semble être la collectivité de proximité pour les victimes."

Depuis le Grenelle contre les violences conjugales, en 2019, les agressions au sein du couple n'ont pas connu une baisse significative. Plus de 5 faits pour 1 000 habitants sont recensés, en Nouvelle-Calédonie, soit plus du double de la moyenne, en Métropole. Pour l'Avenir en confiance, il faut agir dans la famille, mais également à l'école, où la prévention est une des clés pour agir contre cette spirale de violence.

Le reportage de Thérèse Waïa et Gaël Detcheverry :

©nouvellecaledonie