La PMA de nouveau possible en Calédonie

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Femme enceinte ©CC/Pixabay
Il est à nouveau possible depuis le début du mois de novembre de bénéficier de la procréation médicalement assistée en Nouvelle-Calédonie. Un médecin biologiste a été temporairement recruté en attendant l’arrivée d’un titulaire en janvier.

La fin de l’angoisse pour de nombreux parents en attente de PMA. Après 18 mois de fermeture le service d’assistance à la procréation a rouvert ses portes début novembre.
La fermeture était due à des difficultés de recrutement, pénalisant de nombreux couples pour qui chaque année voir chaque mois compte.

Plusieurs grossesses en cours 

Un parcours du combattant entamé, l’espoir qui naît, et la douche froide : c’est la mésaventure arrivée à de nombreux couples qui avaient commencé une démarche de procréation assistée. Le service du Médipole est désormais rouvert grâce au recrutement temporaire du Dr Thomas Fréour :
"On a essayé quand même de regarder ceux qui avaient le délai d’attente le plus long et ceux peut-être qui avaient le plus de risques de perdre des chances en décalant encore, au-delà de novembre, décembre" explique le médecin. "Donc on en a pris en charge plusieurs dizaines et on a la chance d’avoir déjà plusieurs d’entre eux qui ont des grossesses qui démarrent".
Le Dr Fréour, au micro de Charlotte Mannevy 

PMA itw Dr Fréour

Un médecin titulaire attendu en janvier 

Pour les couples c’est le soulagement, mais ils sont encore nombreux à devoir attendre, cette fois l’arrivée de la titulaire du poste en janvier. Un poste indispensable au fonctionnement du service mais qui comme dans de nombreux domaines médicaux laissent les patients calédoniens sans solution en cas de difficulté vie recrutement. Et dans le cas des PMA, sans réelle solution de rechange.
" On voit bien que quand ça s’arrête, il n’y a aucune autre solution. La solution, c’est que les gens prennent en charge leur propre voyage. Les soins sont pris en charge en Métropole, mais le coût du voyage reste à la charge des patients et ça, c’est pas donné à tout le monde. Nous, ça nous met mal à l’aise parce que pour nous, ça revient à faire une médecine à deux vitesse" explique Deborah Guerot, représentante du collectif de patients et ex-patients de PMA.
Deborah Guerot, au micro de Charlotte Mannevy 

PMA itw Guerot

Une conférence ce mardi soir à l’UNC

Avant son départ en fin de semaine, Thomas Fréour donne ce mardi soir une conférence sur la PMA ( à 19 h à l’amphi 400 de l’UNC). Car la législation a évolué : la PMA  est désormais accessible aux couples de femmes et aux femmes seules ; la congélation des ovocytes est autorisée pour les femmes d’une certaine catégorie d’âge.