La vie chère inquiète les Calédoniens

économie
Pancarte "Stop à la vie chère"
Une manifestation contre la vie chère a lieu ce matin devant le gouvernement. ©DR
Carburant, gaz, électricité… demain, le portefeuille des Calédoniens va encore prendre un coup, avec plusieurs augmentations annoncées. A cela, s’ajoute un nouveau lot de taxes prévues dans le cadre de la réforme fiscale, sur laquelle planche actuellement le gouvernement pour redresser les comptes de la Nouvelle-Calédonie. Autant de raisons pour les habitants du Caillou de s’inquiéter pour leur pouvoir d’achat.

Petit instant de tranquillité pour Jacky et son petit-fils, dans un parc de la Baie de l’Orphelinat. Mais le retraité est inquiet. Après une crise sanitaire qui n’a pas été de tout repos, la flambée du prix de l’essence à la pompe ainsi que les augmentations futures annoncées sont de trop pour le sexagénaire, qui ne sait plus comment joindre les deux bouts à la fin du mois : "C’est très difficile pour tous les retraités. Les loyers sont cher, les prix augmentent : l’électricité, l’essence… on va faire comme avant, feu de bois."

Déjà très affaibli par les confinements successifs, le portefeuille des Calédoniens se réduit comme peau de chagrin. La situation devient difficile pour Eolia, qui doit faire des choix afin de respecter son budget. Cette mère de famille espère que les salaires suivront cette augmentation : "Cela va être compliqué pour beaucoup. Il faut vraiment qu’ils trouvent une solution."

Corinne et son mari ont pris quant à eux une décision radicale : il quitteront le territoire d’ici la fin de l’année, après dix ans sur le territoire. "Certains vont être impacté par des réformes, alors qu’ils ont l’impression de largement contribuer au bien-être dans notre pays…"

Une manifestation devant le gouvernement

C’est dans ce contexte d’inquiétude que l’Association citoyenne de Nouvelle-Calédonie sera dans la rue aujourd’hui. Une manifestation contre la vie chère qui se tiendra devant le gouvernement à partir de 11h45. L’association entend rencontrer les membres de l’exécutif afin de leur remettre "une liste d’exigences pour baisser le coût de la vie". Un mouvement qui est également suivi à Bourail, où des barrages filtrants ont été mis en place par des manifestants.