Législatives. Candidature, rôle au Palais Bourbon, axe Indo-Pacifique : Gérard Reignier invité de NC la 1ère

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Gérard Reignier, candidat dans la seconde circonscription
Gérard Reignier, candidat dans la seconde circonscription ©NC La 1ère
Gérard Reignier se présente dans la seconde circonscription sous l’étiquette FLNKS, indépendantistes et nationalistes. Il était ce samedi l’invité du JT de NC la 1ère. Il a évoqué l’ambition des indépendantistes à l’Assemblée nationale.

L’invité du JT ce samedi 28 mai était Gérard Reignier, candidat FLNKS, indépendantistes et nationalistes dans la seconde circonscription. Sa suppléante est Marie-Pierre Goyetche, vice-présidente du Parti travailliste et ancienne présidente de l’USTKE.
L’ancien secrétaire général de l’Union calédonienne entend faire résonner la voix des indépendantistes au Palais Bourbon.

Son engagement en questions : 

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Deux candidats indépendantistes dans la seconde circonscription

"Je ne suis certainement pas le meilleur candidat, mais le consensus s’est fait sur mon nom" explique Gérard Reignier pour justifier sa candidature. " Je vais, au service de la mouvance indépendantiste, aller à ce combat".
Une mouvance indépendantiste qui a souhaité des candidatures uniques dans les deux circonscriptions. Pari presque réussi puisque face à Gérard Reignier, une autre candidate indépendantiste se présente, Muneiko Haocas, pour le MNIS. "C’est une déception" concède Gérard Reignier, mais "c’est comme ça, c’est la démocratie. Mais notre porte restera ouverte, de toute façon, dans le cadre du deuxième tour, pour venir nous rejoindre et gagner ces législatives".

Informer les députés

Les indépendantistes veulent être présents à l’Assemblée nationale pour faire entendre leur voix. Pas question pour le moment de s’inscrire dans un groupe en cas de victoire. Le but est "d’informer l’ensemble des députés. Je verrai tous les députés, aussi bien de l’extrême-droite, que de la gauche la plus lointaine parce qu’il faut que les députés connaissent la situation de la Nouvelle-Calédonie aujourd’hui. (…) Il est important de rappeler les enjeux qu’il y a dans le Pacifique et de rappeler qu’ensemble, nous devons préparer cette future nation".
"Emmanuel Macron dit que la France serait moins belle sans la Nouvelle-Calédonie, oui, c’est une réalité. Mais moi, je dis que pour les députés de la Nation, faire en sorte de nous accompagner dans cette pleine émancipation et dans l’accession du pays à la pleine souveraineté, fera que la France sera plus grande".

Comment motiver les électeurs ?

Gérard Reignier concède que si les militants indépendantistes se sentent concernés par ce scrutin national, "ce sont les électeurs qu’il faut aller chercher. (…) L’engouement d’aller aux élections, c’est parce qu’on propose un combat. Le combat, il va falloir le gagner".
Les indépendantistes tentent également de convaincre au-delà de leur famille politique.

Les discussions sur l’avenir

S’il est élu, Gérard Reignier n’entend pas participer, en tant que député, aux discussions sur l’avenir institutionnel. "Ce n’est pas mon rôle. Par contre, je suivrai ces discussions parce que forcément, la décision qui sera prise devra être appliquée au Palais Bourbon, au niveau de l’État, donc forcément, je me devrais d’être très pointu sur ce qui sera mis ensuite dans la loi, et surtout sur l’échéancier qui sera mis en place".

L’environnement régional

"Quand je serai élu député, je serai député à plein temps. Donc forcément, je serai présent au Palais Bourbon et forcément, j’essaierai d’être présent dans l’ensemble des commissions qui impactent la vie des Calédoniens".

Et de citer la mission d’information sur la Nouvelle-Calédonie, la commission des lois, la mission France-Australie ou celle qui touche à "la vision géo-stratégique dans le Pacifique. C’est important parce qu’à un moment ou un autre, on doit bien prendre en main notre défense. (…) Que ça soit l’ordre, la défense, les affaires étrangères, forcément, c’est des choses qui touchent la Calédonie. Et aujourd’hui, on ne peut plus laisser l’État français tout seul, manoeuvrer. La Calédonie doit être partie prenante dans ces décisions".

L’axe Indo-Pacifique

Concernant l’axe Indo-Pacifique cher à Emmanuel Macron, Gérard Reignier attend que la France indique précisément quels sont ses intérêts dans la région. "Si ces intérêts ne vont pas à l’encontre des intérêts qui sont ceux du pays, il n’y a pas de souci. On peut être très complémentaires. Par contre, si l’intérêt de la France vient marcher sur les intérêts des Calédoniens, là, on a un problème".

Le corps électoral gelé

Interrogé par un internaute sur le dégel du corps électoral, Gérard Reignier a rappelé que "le corps électoral citoyen, c’était la manière de dire : voilà les personnes sur lesquelles on va bâtir le destin commun. C’est le noyau dur de ce destin commun. Le dégel du corps électoral, ce n’est pas le sujet prioritaire. Le sujet prioritaire, c’est de dire comment, avec ces citoyens, on crée une nation nouvelle".


Retrouvez l’entretien complet de Gérard Reignier avec Steeven Gnipate

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Le mardi 31 mai, il était par ailleurs l'invité de la matinale, à visionner ici.

Retrouvez ci-dessous la liste compète des candidats dans la seconde circonscription :

Législatives, les candidats dans la seconde circonscription de Nouvelle-Calédonie, V2
Les candidats dans la seconde circonscription de Nouvelle-Calédonie. ©NC la 1ère