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De longs échanges autour des violences à l'école

violence
Mobilisation UGPE, 18 mars 2019, Nouméa
La réunion de jeudi faisait suite à la mobilisation de l'UGPE, trois jours plus tôt. ©NC la 1ere
L'inquiétude autour des violences scolaires en Calédonie semble avoir été entendue. Réunis par le gouvernement, forces de l’ordre, coutumiers et fédérations de parents d’élèves ont longuement échangé, jeudi. Pour désamorcer les tensions, mais sans réel plan d'actions. 
Est-ce que la sortie de cours se fera dans le calme, ce vendredi après-midi? Quel sera le prochain récit des violences au sein des établissements qui semblent quotidiennes, aujourd'hui, en Nouvelle-Calédonie? Pour apporter des solutions et suite à la mobilisation de l'UGPE, cette problématique brûlante a fait l'objet d'une longue réunion, jeudi soir, à Nouméa. 
 

C'est la responsabilité collective qui a été actée ce soir, et surtout de manière pérenne.
- Hélène Iékawé

 

Au gouvernement

Le gouvernement avait réuni les forces de l’ordre, des représentants coutumiers et les fédérations de parents d’élèves. Ces échanges nourris ont permis de désamorcer des tensions. Mais sans qu'un plan d'actions n’émerge réellement. «C'est la responsabilité collective qui a été actée ce soir, et surtout de manière pérenne», défend Hélène Iékawé, membre du gouvernement en charge de l'enseignement.  

Tout le monde a compris qu'il fallait qu'on travaille main dans la main.
- Jean-France Toutikian

 

Une initiative saluée

Du côté des parents, on salue l’initiative, même si certaines réponses restent en suspens. «Il me semble que tout le monde a compris qu'il fallait qu'on s'unisse, qu'on se réunisse, qu'on travaille main dans la main», réagit le secrétaire de l'UGPE, Jean-France Toutikian. «Les parents d'élèves ont quand même fait la proposition d'être présents devant les établissements, le matin et le soir, sur les parkings, pour un petit peu calmer les jeunes.»
 

Une réserve sur internet

«Il y  a une question qui est revenue souvent, sur Internet, modère-t-il, sur les sites qui font l'apologie de cette violence. Là, on est un peu déçus de la réponse. Apparemment ce sont des sites hébergés par YouTube et on ne peut pas y avoir accès comme ça.  Mais ça nous semble un peu court, comme réponse.»
 
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