Maison commune, discussions, processus : Sonia Backès, présidente des Républicains calédoniens, invitée de la matinale

invités de la rédac
Sonia Backès, présidente des Républicains calédoniens et présidente de la province Sud, le 11 mai 2022
Sonia Backès, présidente des Républicains calédoniens ©Nouvelle-Calédonie la 1ère
Sonia Backès, présidente de la province Sud et des Républicains calédoniens, était l’invitée de la matinale radio du mercredi 11 mai. Mandatée par Renaissance, le nouveau parti du président Emmanuel Macron, elle a pour mission de conduire, sur le territoire, les discussions pour créer localement une "maison commune calédonienne", nouvelle formation politique derrière le chef de l’Etat.

Philippe Dunoyer dans la première circonscription, Nicolas Metzdorf dans la seconde : les candidatures aux législatives sont désormais officialisées par le camp présidentiel. Des candidats soutenus au niveau national et qui doivent être défendus localement, explique Sonia Backès, à la fois pour permettre à Emmanuel Macron de gouverner grâce à une majorité, mais aussi parce que, au niveau local, “ les députés auront un rôle important pour les travaux qui auront lieu sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie “.

Une maison commune en construction

L’ambition : présenter “ un front uni des Loyalistes. On a besoin de gérer nos nuances, gérer nos différences en amont pour que l’on puisse être le plus fort possible. “ D’où la signature d’un document commun aux Républicains calédoniens, au Mouvement populaire calédonien, à Générations NC et à Calédonie ensemble. Il pose “ les lignes rouges “, celles que tous s’engagent à tenir. Au milieu, il faudra négocier, trouver des compromis, “ se mettre d’accord sur un projet qui rassemble tout le monde. Je ne dis pas que ça va être simple, il y a des gros sujets… “

Discuter avant de se retrouver

C’est bien par le biais de la maison commune que les Loyalistes veulent ensuite participer aux discussions sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie. Les indépendantistes réclament certes des bilatérales avec l’Etat mais “ il ne faut pas se faire peur avec ça" affirme Sonia Backès. "Des réunions bilatérales entre l’Etat et les indépendantistes, entre l’Etat et les Loyalistes et entre les non-indépendantistes et les indépendantistes, en fait il y en a tout le temps. L’informel compte énormément. “ Et de conclure avec optimisme "à la fin, on sera tous ensemble “ en dépit des moments difficiles qui s’annoncent.

Calendrier

Le nouveau parti sera créé dans les prochains jours avec le dépôt des statuts la semaine prochaine “ et puis après les choses évolueront, la fusion est prévue un peu plus tard mais on a une priorité qui est l’échéance des législatives “. Et une maison commune qui garde les portes ouvertes pour les autres partis, ajoutait Sonia Backès, avant mais surtout après les 12 et 19 juin.  

Un entretien à retrouver en intégralité ici.