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Malgré ses résultats des provinciales, le MNIS se projette

élections
Assemblée générale du MNIS à Koné, 18 mai 2019
©MNIS
Le Mouvement néo-indépendantiste et souverainiste de Nouvelle-Calédonie a tenu son assemblée générale samedi, à Koné. S’il n’a franchi la barre des 5 % d’inscrits dans aucune province, le jeune parti ne jette pas l’éponge. Il compte se structurer pour les échéances de 2020.
Aucun siège au Congrès, ni dans aucune des trois assemblées de province… Le mouvement de Luther Voudjo aurait pu garder un goût amer des dernières élections. Mais le parti né il y a deux mois préfère y voir un tremplin. 
 

«Très positif»

«A la base, on était quatre. Puis dans chacune des listes respectives, cinquante dans le Sud, 32 dans le Nord, 24 dans les îles», resitue Muneiko Haocas, la vice-présidente du MNIS. «Et si on totalise le nombre de voix que nous avons faites sur l’ensemble du territoire, on est à plus de 1970 voix. Pour nous, c’est très positif, et c’est une manière de se faire connaître à l’échelle du pays.»
 

Sections

Le Mouvement néo-indépendantiste et souverainiste cherche à s’ancrer et à se structurer. Il prévoit de créer trois sections, dans chaque province. En ligne de mire, le prochain référendum, mais aussi les municipales en mars 2020. 
 

«Faire des territoires attractifs»

«La commune, c’est la partie la plus proche de l’habitant, explique Muneiko Haocas. Nous prônons l’économie sociale et solidaire, les micro-projets à l’échelle des quartiers et des tribus… C’est une question très importante pour les personnes qui vivent dans les différentes communes, pour pouvoir faire des territoires attractifs. Je pense que la jeunesse est dans l’attente de tout cela.»
 

Message adressé à la jeunesse

Le jeune mouvement se défend de prendre des voix aux partis indépendantistes traditionnels. Sa cible, affirme-t-il, ce sont les indécis et la jeunesse qui boude les urnes, à l’exception du dernier référendum. «On a été créé à la suite de ce 4 novembre, rappelle la vice-présidente du MNIS, en réponse à cette jeunesse qui s’est déplacée massivement dans les urnes. Dommage que nous n’ayons pas réussi à faire se déplacer les jeunes lors ces provinciales, avec ce taux d’abstention élevé, mais c’est à eux que notre message s’adresse.»
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