Nomination d'Elisabeth Borne au poste de Première ministre : les réactions en Nouvelle-Calédonie

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Jean Castex cède sa place à Elisabeth Borne.
Jean Castex cède sa place à Elisabeth Borne. ©Page Facebook Elisabeth Borne
L'information a été annoncée tôt ce matin : c'est Elisabeth Borne qui remplacera Jean Castex au poste de Première ministre de la République française. Mais comment est perçue cette nomination en Nouvelle-Calédonie ? Retrouvez ici les diverses réactions des personnalités publiques locales tout au long de la journée.

La cérémonie de passation de pouvoirs s'est déroulée ce matin pour nous à Matignon. Elisabeth Borne est donc officiellement Première ministre dès aujourd'hui. Jusqu'alors ministre du Travail, elle a également été en charge des portefeuilles des Transports et de la Transition écologique depuis 2017. Retrouvez plus d'informations sur son parcours politique ici.

En Nouvelle-Calédonie, les réactions ne se sont pas faites attendre. C'est "une femme compétente et déterminée", écrit le maire de La Foa Nicolas Metzdorf sur sa page Facebook. Un sentiment partagé par la la mandataire pour la NC du mouvement "Renaissance", Sonia Backès, sur son compte Twitter : "Une sage décision du président Emmanuel Macron qui place une femme engagée à ce poste si important pour les Français et les Calédoniens".

Du côté du Rassemblement-Les républicains, Thierry Santa, président du mouvement "prend acte de la nomination de Madame Borne, ancienne ministre d'Emmanuel Macron, et appartenant à l'origine à la gauche. Mais ce qui paraît important, c'est le gouvernement qui sera mis en place après les législatives."

Louis Mapou, le président du gouvernement a pris la parole. A la suite de cette nomination, il a évoqué "le grand défi qui nous appartient à nous responsables politiques calédoniens, à nous les responsables indépendantistes, à moi en tant que président du gouvernement et à l’Etat français, c’est de voir quelles sont les conditions qu’il faut réunir et surtout sur quelles bases nous allons pouvoir jalonner les discussions qui vont s’ouvrir dans les prochaines semaines." 

"Elle a été une pupille de la nation"

Dans le courant de la journée, Jacques Lalié, le président de la province des Îles, a estimé qu'on peut "peut-être faire confiance" à Elisabeth Borne "parce qu’elle a un passé technique notamment à la suite de ses études et de ses fonctions. Je pense qu’elle a été une pupille de la nation", indique-t-il. Il y voit un message "pour dire aux jeunes que quelle que soit notre situation, on peut toujours réussir dans la vie. C’est aussi un exemple pour la jeunesse et notamment pour les jeunes filles." Avant de préciser : "on attend aussi la nomination des autres qui vont nous accompagner et qu’on va rencontrer pour l’avenir du pays. Quel que soit le Premier ministre des Dom-Tom, nous disons que la souveraineté n’est pas négociable. On est ouvert à la discussion pour sécuriser l’avenir et sécuriser ceux qui ont peur d’être libre."

Quant à Pierre-Chanel Tutugoro, membre du bureau politique du FLNKS, estime qu'Elisabeth Borne pourrait avoir une approche différente. "Il y a la question du droit reconnu internationalement. Cela consiste en des discussions d’un certain niveau, bilatéral, avec le plus haut niveau de l’Etat. C’est avec le président lui-même, introduit-il. Et ensuite on a un autre niveau : celui des discussions sur l’avenir institutionnel. On va aborder quelque chose de sérieux et d’intéressant avec la Première ministre parce que c’est d’abord une femme. "

Le reportage de Thierry Rigoureau, Martin Charmasson, Brigitte Whaap et Gaël Detcheverry 

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