Élisabeth Borne nommée Première ministre en remplacement de Jean Castex

gouvernement
Élisabeth Borne
Élisabeth Borne à la sortie du Conseil des Ministres le 22 décembre 2021. ©XOSE BOUZAS / HANS LUCAS
Nommée Première ministre en remplacement de Jean Castex ce lundi 16 mai, Élisabeth Borne est une fidèle d'Emmanuel Macron. Elle a déjà été trois fois ministre lors du premier mandat du président de la République.

Fidèle d'Emmanuel Macron dès la première heure, Élisabeth Borne vient d'être nommée Première ministre, à la suite de la démission de Jean Castex ce lundi 16 mai. Elle succède donc à celui qui l'avait choisie pour être ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion, poste qu'elle occupait depuis juillet 2020. Ancienne proche du Parti socialiste, celle qui fut directrice de cabinet de Ségolène Royal avant de prendre la tête de la RATP, est la seconde femme nommée à ce poste depuis Édith Cresson en 1991. Lors de la passation de pouvoir avec Jean Castex, Élisabeth Borne l'a salué et a dédié sa nomination "à toutes les petites filles". "Rien ne doit freiner le combat pour la place des femmes dans notre société", a-t-elle conclu.

Deux visites Outre-mer

D'abord ministre chargée des Transports (mai 2017 - juillet 2019) puis ministre de la Transition écologique et solidaire (juillet 2019 - juillet 2020), Élisabeth Borne s'était rendue à ce titre dans les Outre-mer à deux reprises. Une première fois à l'été 2018, à Saint-Pierre et Miquelon, aux côtés d'Annick Girardin, alors ministre des Outre-mer, pour l'arrivée du premier vol direct entre l'archipel et l'Hexagone.

Annick Girardin et Elisabeth Borne
©SPM la 1ère

En 2017, à Paris, en tant que ministre chargée des Transports, Élisabeth Borne, avait rencontré le président polynésien Edouard Fritch, ainsi que le sénateur du fenua Nuihau Laurey, pour évoquer l'avenir de l'aéroport de Tahiti-Faa'a, dont la concession a été annulée en 2017.

Élisabeth Borne s'était également rendue en Guadeloupe, cette fois comme ministre de la Transition écologique et solidaire, en octobre 2019. Lors d'une visite de la centrale géothermique de Bouillante, elle s'était prononcée en faveur de "l'autonomie énergétique" des Outre-mer.

Un profil "environnement" souhaité par le président

Restée à la transition écologique pendant un an, Élisabeth Borne coche donc la case "environnement" mise en avant par Emmanuel Macron dans la feuille de route de son nouveau mandat. C'est elle qui avait lancé la stratégie des aires protégées pour la période 2020-2030. L'objectif était alors de porter à 30% du territoire français la part des aires marines et terrestres protégées, dont la majorité se situe Outre-mer. 

Élisabeth Borne avait également reçu les 149 propositions de la convention citoyenne pour le climat, dont faisaient partie cinq jeunes d'Outre-mer. Par ailleurs, elle avait réaffirmé l'opposition du gouvernement au projet Montagne d'Or en Guyane. 


Et maintenant, quels dossiers Outre-mer ?

Les questions environnementales, prégnantes Outre-mer où le réchauffement climatique suscite déjà de vives inquiétudes, resteront au cœur du travail de la nouvelle Premier ministre.

Et après deux ans à Matignon, Jean Castex laisse aussi à Élisabeth Borne un certain nombre de dossiers brûlants pour les Outre-mer. À commencer par la colère très forte d'une partie de la population, notamment aux Antilles, qui a voté majoritairement pour les extrêmes lors de la présidentielle. Élisabeth Borne devra également aborder la question de l'avenir de la Nouvelle-Calédonie, qui a voté Non au troisième référendum d'autodétermination en décembre dernier. 

Enfin, le chômage, dont la baisse dans les Outre-mer est plus lente qu'à l'échelle nationale, sera aussi un sujet que l'ancienne ministre du Travail retrouvera en tant que Première ministre.