Octobre rose mise sur le dépistage du cancer du sein

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Tout au long du mois d’octobre, des actions de sensibilisation au cancer du sein sont organisées.
Tout au long du mois d’octobre, des actions de sensibilisation au cancer du sein sont organisées. ©Agence sanitaire et sociale de la Nouvelle-Calédonie
Le cancer du sein reste la première cause de mortalité chez les Calédoniennes. Selon les derniers chiffres de la Dass, un tiers des cancers sont diagnostiqués chez les femmes de moins de 50 ans. Les résidentes des provinces Sud et des Îles se font dépister plus facilement que celles de la province Nord. Cette année, l’accès aux soins reste le principal enjeu, d’autant plus que la Nouvelle-Calédonie dispose d’un excellent plateau technique pour traiter le cancer du sein.

La prévention, encore et toujours. Dans le cadre d'octobre rose, l'Agence sanitaire et sociale met l'accent sur la prévention du cancer du sein. En Nouvelle-Calédonie, le cancer du sein se traite bien à condition qu’il soit dépisté à un stade précoce. Le taux de survie avoisine les 92%. Un chiffre qui chute à 14%, quand la maladie est prise en charge à un stade avancé. D’où l’intérêt pour les femmes de se surveiller par de l’auto-palpation régulière, et de participer, pour celles âgées entre 50 et 75 ans, au programme de dépistage mis en place par l’Agence sanitaire et sociale.

La mammographie et l’auto-palpation restent très efficaces contre le cancer du sein. Chaque année, 164 cas sont diagnostiqués chez les Calédoniennes. Il s’agit par conséquent du premier cancer chez les femmes sur le territoire. La vigilance, elle, est de mise dès que les femmes ont une vingtaine d'années.

Une meilleure prise en charge dans le Sud et les Îles

"L’auto-palpation s’adresse aux femmes bien avant 50 ans. Le réseau onco, qui est un de nos partenaires, et la ligue font régulièrement des ateliers pour que les femmes apprennent à se faire des auto-palpations, explique Ericka Hartmann, épidémiologiste au registre du cancer de la Dass. Il ne faut pas hésiter à s’adresser aux sages-femmes."

En général, les femmes du sud et des îles répondent très favorablement aux campagnes de dépistage et sont donc mieux prises en charge. Dans le nord, l’accès au soin est moins évident pour elles. "Elles sont obligées de descendre à Nouméa pour faire leur mammographie. Ça demande toute une logistique qui n’est pas forcément évidente à mettre en place, quand on vit éloigné de la capitale", poursuit-elle. Avant de préciser qu’il faut améliorer l’accès aux soins des femmes isolées.

Des hommes également touchés 

Après avoir été diagnostiquées, d’autres femmes intègrent tardivement le parcours de soin alors que la maladie est bien avancée. "Ce qui est vraiment dommage, vu qu’en Calédonie, on a la chance d’avoir un excellent plateau technique pour traiter le cancer du sein. Tout le parcours de soin de la patiente peut être fait localement. C’est vraiment dommage que ces femmes quittent ce parcours."

La maladie touche aussi les hommes. Un à deux cas sont diagnostiqués par an. Il s’agit en général de personnes ayant déjà des antécédents familiaux. Le taux d’incidence du cancer du sein en Nouvelle-Calédonie est de 93,9 pour 100 000 habitants, un taux comparable à l’Hexagone.