Parents d'élèves et enfants retrouvent le sourire à Bopope après les tensions de la rentrée scolaire

L'école primaire de Bopope bénéficie finalement d'un deuxième poste d'instituteur. ©NC la 1ère / Géraldine Louis et Camille Mosnier
Après les perturbations de la rentrée scolaire, les tensions se sont apaisées au sein de l'école primaire de Bopope, à Koné. L'instituteur réclamé par les parents d'élèves a finalement été dépêché par le vice-rectorat.

A Koné, cela fait un mois que les élèves de l'école primaire de Bopope ont repris le chemin des cours. L'établissement n'avait pas pu faire sa rentrée en même temps que les autres en février dernier. Il avait été fermé pendant une semaine, les parents d'élèves réclamant un enseignant pour les maternelles et le CP. Le poste avait été supprimé en amont par le vice-rectorat.

Un visage bien connu

Les autorités compétentes sont finalement revenues sur leur décision. Affecté dans un premier temps à Canala, Thierry Hmaloko, visage bien connu des élèves de Bopope depuis 2014, a été redirigé vers son établissement d'origine. Il est de retour pour assurer cette fois-ci l'enseignement aux maternelles et aux CP. "C'est une joie de revenir pour revoir les enfants, et parce que c'est plus efficace d'avoir un deuxième poste d'enseignant, pour avoir deux classes distinctes", confie-t-il.

Les enfants de la tribu de Bopope sont de retour à l'école depuis la levée du mouvement de grogne le 25 février. Les parents d'élèves réclamaient l'ouverture d'une deuxième salle de classe, afin de pouvoir séparer les petits des plus grands. Une nécessité pour mieux assimiler les apprentissages.

Depuis 2010, la structure compte moins d'élèves, et le ratio d'instituteurs est censé suivre. Sans la dérogation exceptionnelle du vice-rectorat, les 27 enfants se retrouveraient dans une classe unique. "Si j'avais une classe à plusieurs niveaux, de la maternelle jusqu'au CM2, ce serait beaucoup plus difficile parce que je passerais mon temps à m'occuper des tout-petits, au détriment des autres niveaux", explique Raymonde Desvignes, institutrice et directrice de l'école primaire de Bopope.

Recensement à venir

Les parents sont satisfaits de la nouvelle organisation, et "les enfants sont épanouis", résume laconiquement Jean Haocas, le président de l'APE locale. En attendant la prochaine rentrée, l'heure est au recensement des futurs élèves. Cet effectif permettra de déterminer le nombre d'instituteurs affectés à l'école primaire.