Pénurie de fruits et légumes : aide aux producteurs locaux et ouverture des importations

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Après les épisodes de fortes pluies, beaucoup de légumes locaux manquent sur les étals, comme les courgettes. ©Brigitte Whaap / NC la 1ère
Après les précipitations de Fili et les différents épisodes pluvieux des derniers mois, les agriculteurs calédoniens ont des difficultés à alimenter les marchés en produits frais. Pour faire face à la pénurie, les importations ont été ouvertes et des aides vont être accordées aux agriculteurs sinistrés.

Au marché de Nouméa, d'un côté, les étals sont vides, c’est dire les difficultés de certains exposants de s’approvisionner en produits locaux. De l'autre, beaucoup de fruits et légumes importés, et quelques produits de saison, comme des pastèques ou encore des ananas. Une production locale qui reflète la situation difficile des agriculteurs liée aux intempéries depuis le début d’année.

On a ouvert 83% ce mois-ci, parce qu'on avait des débuts de prévisions de récolte mais on voit que les intempéries de Fili vont encore décaler de trois à quatre semaines la possibilité pour les producteurs de rentrer dans les parcelles et de remettre en production.

Lionnel Brinon, président de l’agence rurale

Et c'est la production classique qui sera la plus touchée, à savoir : aubergines, poivrons, courgettes... les cultures de plein champ.

130 millions pour aider les producteurs

Certains agriculteurs qui venaient tout juste de planter ont tout perdu avec Fili. Il faudra donc attendre pour retrouver certains légumes sur les étals. Pour aider les producteurs en difficulté, 130 millions ont été votés par l’agence rurale sous forme d’aide. Une première aide pour ceux dont l’agriculture est l’unique activité, et la seconde pour ceux dont c’est l’activité principale.

"Pour ceux qui auront perdu 30% de leur chiffre d'affaires, on leur proposera une aide plafonnée à trois millions avec des critères à respecter" explique Lionel Brinon.

Dans un grossiste de la place, quelques légumes et fruits viennent d’arriver de Nouvelle-Zélande, des produits autorisés à l’importation, comme des choux, des tomates ou encore des carottes. Il reçoit quelques produits locaux, pamplemousses, avocats, citrons ou courgettes en faible quantité, ce qui fait grimper les prix.

Quand un produit commence à manquer, les prix automatiquement montent. On a des concurrents donc pour pouvoir vendre, on est obligés de se tenir sur les même valeurs de prix"

Corinne Kaouma, présidente du syndicat des grossistes.

S’il faut s’attendre à des prix plus élevés que d’habitude en cette saison pour nos fruits et légumes, les aides devraient permettre aux agriculteurs d’amortir au moins l’augmentation des prix des matières premières liés à la guerre en Ukraine.

Retrouvez, ci-dessous, le reportage de Brigitte Whaap et Nicolas Fasquel :

©nouvellecaledonie