publicité

Les physalies se multiplient

Les fausses méduses à fils bleus investissent le littoral et perturbent les vacances en plusieurs endroits de Calédonie. Beaucoup ont vu ces physalies. Des dizaines de baigneurs se sont même «piqués» à cette invasion certes de saison, mais qui n'en reste pas moins douloureuse et même dangereuse.

Physalies échouées sur la plage de Magenta, le 17 janvier. © NC la 1ere / Sheima Riahi
© NC la 1ere / Sheima Riahi Physalies échouées sur la plage de Magenta, le 17 janvier.
  • Sheïma Riahi et Laura Schintu, avec F.T.
  • Publié le , mis à jour le
[MISE A JOUR DE JEUDI SOIR]

Au gré des courants, les physalies envahissent nos eaux, et nos rivages: sur les baies de Nouméa, dans le Sud du Mont-Dore, à Lifou… Exemple à Magenta plage, où plusieurs colonies de ces fausses méduses se sont échouées. Or, le contact de leurs longs fils bleus provoque une brûlure très intense, et même dangereuse.
 

Nombreuses piqûres

De quoi inquiéter les baigneurs, et à raison. Depuis la semaine dernière, le poste de secours de la Baie-des-Citrons comptabilise jusqu’à 20 piqûres de physalie par jour. «On fait attention, je ne mets pas les pieds dessus», réagit Simone, qui marche sur la plage de Magenta. «Mais je ne vais pas dans l'eau.»
 

Plus de baignade

Dans le centre de loisirs où travaille José, il a bien fallu s'adapter. «Aucune baignade, tranche l'animateur, même sur l'Anse-Vata. On propose surtout des sorties piscine, ou on va au cinéma. Ça gâche vraiment les vacances des enfants», reconnaît l'animateur. 
 
Physalies photographiées à Lifou. © DR
© DR Physalies photographiées à Lifou.
 

En fonction de la météo

Pourquoi cette recrudescence? Eléments de réponse avec le Dr Claude Maillaud, chercheur associé à l’université: «Ce sont des facteurs essentiellement météorologiques», explique ce spécialiste des siphonophores. «Tout d’abord, on sait qu’il y a une plus grande présence des physalies dans nos eaux pendant l’été austral, où l’eau est chaude. Deuxièmement, il y a des facteurs qui sont liés, très vraisemblablement, à la persistance d’alizés soutenus pendant une longue période.» Logique, pour des organismes qui se déplacent de façon passive, au gré des courants et des vents. 
 

Quel effet?

Le contact avec les filaments de Physalia utriculus entraîne une douleur immédiate et intense de type brûlure, sensation de décharge électrique ou fourmillement. Mais aussi l’apparition de papules inflammatoires, c’est-à-dire de petites lésions de la peau. 
Il peut aussi provoquer un sentiment d’angoisse, des malaises et perte de connaissance, des frissons, des maux de tête, des vertiges, des vomissements, des maux de ventre, des crampes et d’autres manifestations.
 
Physalie signalée à l'Anse-vata. © Nicole Lobrecht
 

Comment se comporter?

Si vous apercevez des physalies, évitez de vous baigner.
Ne les touchez pas, même échouées, car les filaments venimeux conservent leur pouvoir urticant longtemps après la mort de l’animal. 
Si quelqu’un se fait piquer:
- sortir la victime immédiatement de l'eau; 
- rendre les cellules urticantes inactives en versant du vinaigre sur la partie du corps qui a été touchée;
- décoller très délicatement les filaments, mais pas à main nue (avec une pince à épiler ou un gant de néoprène); 
- appeler le Samu au 15 ou le MRCC sur le canal 16, afin d'être conseillé sur la conduite à tenir en fonction des symptômes.
 

A ne pas faire

Il ne faut pas rincer les lésions de physalies à l'eau de mer, ni à l'eau douce, l'alcool, l'urine, le jus de citron ou quoi que ce soit d’autre que du vinaigre. 
 

Physalia utriculus by on Scribd

Sur le même thème

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play