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Calédoniens ailleurs : Jean-Christophe, "protéger et servir" au quotidien

De nombreux jeunes font le choix de quitter la Nouvelle-Calédonie. Etudes, recherche d’emploi, envie d’ailleurs, les raisons sont multiples. Mais qui sont ces Calédoniens qui tentent l’aventure ailleurs ? Cette semaine, Jean-Christophe, policier et président d’association.

Jean-Christophe porte une tenue aux couleurs de l'association Echo du Wetr © Ambre Lefeivre
© Ambre Lefeivre Jean-Christophe porte une tenue aux couleurs de l'association Echo du Wetr
  • Par Ambre Lefeivre
  • Publié le , mis à jour le
Par mesure de sécurité, certaines informations sur Jean-Christophe sont passées sous silence.
 
« J’aime me mettre au service des gens. » Chef de famille, policier, président d’une association, Jean-Christophe œuvre quotidiennement pour le bien des siens, de sa communauté et de la population.

Voilà près de vingt ans que le Calédonien, originaire de la tribu d’Easo située dans le district de Wetr (Lifou), est dans la police nationale. Un concours de circonstances plutôt qu’une vocation. Après son service militaire, Jean-Christophe obtient le concours de gardien de la paix. Il débute sa carrière en 1997 au commissariat central de Nouméa. Le Kanak prend goût à son métier. «  J’ai appris à l’aimer » confie-t-il. Marié et père de quatre enfants, Jean-Christophe s’implique tout autant dans sa vie de famille. En 2011, il part s’installer à Lille pour suivre son épouse, Geneviève, qui a réussi le concours d’assistante sociale. « Je voulais être là pour que ma femme est toutes les chances de réussir. Ce fut une aventure humaine pour nous six qui a permis de resserrer les liens de notre famille ».  Pour mieux se consacrer à son épouse et à ses enfants alors âgés d’1 an et demi à 10 ans, le Calédonien se met en disponibilité pendant un an. En 2012, il reprend du service dans la capitale des Flandres.

Deux ans plus tard, c’est encore pour suivre Geneviève que toute la famille s’installe en région parisienne. Alors que la future assistante sociale fait un stage à la Maison de la Nouvelle-Calédonie, Jean-Christophe demande sa mutation à la Police aux Frontières (PAF).  En poste à la sécurité publique depuis ses débuts, le Kanak a envie de changements. « C’est un monde nouveau, la population que je surveille et que je protège à l’aéroport n’est pas la même que celle que je côtoyais avant ». Le policier se plait dans son nouveau service même si la pression se fait sentir dans ce contexte d’état d’urgence et d’attentats.  
Jean-Christophe et les anciens du Wetr © Echo du Wetr
© Echo du Wetr Jean-Christophe et les anciens du Wetr
En novembre 2015, sa formation terminée, Geneviève rentre au pays avec les enfants. Un vide pour Jean-Christophe qui ne peut pas pour l’instant demander le rapprochement familial.  Le Calédonien consacre alors son temps aux autres.  Contacté par Jean- Paul Qenegei pour créer une structure qui aiderait le district de Wetr  à faire la promotion de sa culture en métropole et notamment durant les fêtes maritimes de Brest, Jean-Christophe se lance dans ce projet. L’association Echo du Wetr voit le jour et le policier y prend la présidence.  Heureux du succès des évènements organisés par l’association pendant Brest 2016, Jean-Christophe pense déjà à de nouveaux projets pour Echo du Wetr. Le policier n’a qu’une hâte toutefois, celle de rejoindre sa famille en Nouvelle-Calédonie. 

En exclusivité, Echo du Wetr vous propose de découvrir ses meilleurs moments pendant Brest 2016 : 
Best-of d'Echo du Wetr à Brest 2016
Best-of d'Echo du Wetr à Brest 2016  -  Nathaël Verdier
par ambre@lefeivre.info
Echo du Wetr

En 2015, l’association Echo du Wetr fut lancée pour faire le lien entre les organisateurs de la fête maritime internationale de Brest et le district. Wetr était à l’honneur durant cette septième édition qui s’est tenue du 13 au 19 juillet 2016.  Créée sous l’impulsion du grand chef Ukeinesöti Sihaze, l’association chercher à appliquer la volonté de la chefferie : faire sortir la culture du Wetr hors du district. Pour cela, elle a fait sienne la parole du grand chef Paul-Clément Sihaze : « Je n’ai pas de ressources minières mais j’ai de la ressource humaine ». Forte d’une soixante de membres, l’association accueille et accompagne, au côté de la MNC, les étudiants et les malades calédoniens en métropole.

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