Surveillants pénitentiaires : le billet retour des stagiaires formés à Agen sera pris en charge

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Visite de chantier prison de Koné, 10 mars 2022
Sur le chantier du centre de détention, à Koné, en mars 2022 ©Brice Bachon / NC la 1ère
Ouf de soulagement, pour les stagiaires bloqués dans l'Hexagone. Quelque 80 Calédoniens ont été formés à Agen au métier de surveillant(e) pénitentiaire, la plupart pour être affectés au centre de détention qui ouvre à Koné. Or, il leur a fallu financer leur billet retour, ce que tous n'ont pas pu faire. Une solution a fini par être trouvée.

Un billet aller financé, mais un billet retour à leur charge. Depuis deux promotions, les stagiaires envoyés en formation de six mois pour devenir surveillants de prison seraient avertis de cet état de fait dès le départ de Nouméa. Un interlocuteur du haut-commissariat aurait indiqué qu’il s’agissait d’une question budgétaire. Certains ont pris la donnée en compte, et mis assez d’argent de côté tout au long de leur formation, puisqu’ils étaient rémunérés. Mais d’autres n’ont pas pu s’organiser et quand l’heure du départ s’est approchée, ils se sont trouvés coincés.

Passé au niveau politique

Les syndicats, les médias et l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire ont été alertés de la situation. Le gouvernement calédonien a dans un premier temps débloqué une aide de 80 000 F pour les stagiaires les plus en difficulté. Mais des discussions se sont par ailleurs engagées au ministère de la Justice, et même avec les services de la Première ministre, menées par les parlementaires Philippe Dunoyer et Nicolas Metzdorf et par la secrétaire d’Etat Sonia Backès.

Financement, et remboursement

En cette fin de semaine, le Garde des sceaux, Eric Dupond-Moretti, fait savoir que les billets retour seront bien pris en charge par l’Etat pour les six stagiaires encore bloqués dans l’Hexagone. Les 75 autres, déjà rentrés, seront remboursés. Autant d’agents envoyés à Agen, dans le Lot-et-Garonne, pour y être diplômé de l’Enap. Une formation décrochée après avoir réussi le concours de surveillant pénitentiaire. Le plupart de ces quelque 80 élèves étaient destinés au centre de détention sur le point d’ouvrir à Koné, d'autres au Camp-Est.