Koumac : mobilisation pour encadrer la délinquance

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Pour veiller au bon respect du couvre-feu à Koumac, des effectifs supplémentaires de gendarmes ont été déployés. ©Nathan Poaouteta
Le couvre-feu à Koumac a pris effet vendredi 18 mars, à 20h et jusqu'à 5h du matin. Ce dispositif inédit vient après les rencontres organisées cette semaine entre les autorités administratives et coutumières. Les auteurs des violences sont connus, ils font l'objet d'un suivi concerté.

Le couvre-feu mis en place depuis vendredi 18 mars, ne concerne que les mineurs, après la série de violences qui a secoué le village. L'identification de leurs auteurs révèle qu'ils viennent des communes voisines... Poum, Ouégoa ou Kaala-Gomen. Il y a deux jours, la commune et la gendarmerie se sont concertées avec le bureau du district de Koumac pour échanger les informations. "Ça a été très bien accueilli par les chefs de clan. Je pense qu'ils souhaitent que pour garder la pérennité du village et la bonne relation entre les tribus, ils sont prêts à jouer leur rôle" raconte Wilfried Weiss, maire de Koumac.

Dès le premier soir du couvre-feu, une dizaine de gendarmes s'est déployée sur le terrain. Pour rappel, l'arrêté pris par le haut-commissariat interdit la présence sur la voie publique de personnes de moins de 18 ans, entre 20h et 5h du matin, pour vendredi, samedi et dimanche soir - ce week-end uniquement.

Responsabilité des chefs de clan

Maintenir et renforcer le lien familial est une réponse aux dérives constatées. La responsabilité des chefs de clan est clairement pointée. "On s'est dit c'est d'abord nous qui sommes concernés, c'est pour nos enfants. Il y a eu des négligences quelque part au niveau de notre rôle, il faut qu'on fasse bien les choses pour encadrer nos enfants" explique Pombey Paeten-Whaap, président du conseil de l'aire Hôôt ma Whaap. 

Se prendre en charge dès le plus jeune âge sonne comme une perspective pour influer sur la tendance qui menace.

Le reportage de Gilbert Assawa et Nathan Poaouteta

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