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Une meilleure gestion des déchets sur la zone VKP

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Déchets VKP
©David Sigal
La zone VKP reste en retard dans la gestion de ses déchets. Pour améliorer la situation, le syndicat intercommunal en charge de ce dossier a mis en place depuis le début de l'année un contrôle à l'entrée des décharges de Pouembout et de Koné. Un début face à l'ampleur du problème. 
Lorsqu’un véhicule pénètre dans la décharge de Koné, le gardien des lieux le contrôle. Il s’agit de vérifier que rien interdit n’est introduit ou que chaque déchet part à sa place.
Depuis la mise en place de cette organisation à Koné et à Pouembout, les professionnels doivent payer : de 500 à 10 000  francs selon la taille du transport.
« C’est toujours dérangeant de payer mais je pense que c’est comme une écotaxe et du coup on participe un peu à l’écologie du pays » avoir Jérémy Florès, entrepreneur et utilisateur de la décharge. « J’espère que çà va permettre de recycler plus de choses ».
Déchets VKP
©SIVOM VKP
 

Plus propre qu’avant

Pour les particuliers, l’accès est gratuit s’ils payent déjà la taxe sur le ramassage des ordures ménagères au syndicat intercommunal, le SIVOM. 
« C’est plus propre qu’avant, c’est rangé, c’est bien carré. Avant, c’était un moulin, on rentrait et on jetait comme on voulait » reconnaît Olivier Courtot, habitant de Koné.
 

Moins de déchets dangereux

Avant les contrôles, les feux étaient fréquents, et des fumées toxiques envahissaient les maisons et les entreprises d’alentour. Aujourd’hui, plus d’incendies et la société qui gère le site limite la pollution dans la mangrove voisine. 
« On a moins voire plus du tout de déchets dangereux (batteries, huiles de vidange) qu’on retrouvait de manière importante sur le site et ui aujourd’hui sont triés dès l’entrée » explique Arnaud Banfi, directeur de Pacifique environnement. 
En Province Nord, cinq filières sont réglementées : huiles, batteries, pneus, véhicules et piles. Ce qui permet de financer leur évacuation et leur traitement à Nouméa.
Déchets VKP
Les déchets dangereux sont triés ©David Sigal
 

Développer le recyclage

Par contre, pour les déchets non-réglementés, c’est plus difficile, le SIVOM compte sur des initiatives privées. Comme celle de la société Traivaldec. Dans des bacs, le gérant récupère ce qu’il peut revendre comme les canettes. « Il y a une fonderie privée qui retraite çà sur Nouméa. La ferraille aussi, une société la récupère sur Nouméa » confirme Takahahake Fuaheo. 
Mais à cause du transport, le verre n’est pas rentable à recycler. Il est donc stocké sur le site en attendant une solution.
Le problème est le même pour les déchets électroniques, électriques et électroménagers. Ce patron écolo espère un coup de pouce des pouvoirs publics : «  La filière n’est pas encore réglementée en Province Nord mais elle est en passe de l’être et aujourd’hui, au niveau des collectivités, ils ont les outils pour traiter çà » souligne le gérant de Traivaldec.
 

Une ISD bientôt plaine des Gaïacs

Malgré tous ces efforts, la décharge de Koné reste hors-la-loi. Mais avec l’ouverture annoncée d’une ISD (installation de stockage de déchets) à la plaine des Gaïacs, ce dépotoir devrait disparaître, remplacé par une véritable déchèterie. 
«  L’ISD est prévu à fin 2021, début 2022, donc dans ce laps de temps, il faut que sur la zone VKP soient en place ces déchèteries là » explique Vinh Pierrez, le directeur du SIVOM VKP. 
A Voh, les contrôles à l’entrée devraient être mis en place fin de cette année, début de l’an prochain.

Un dossier réalisé par David Sigal 
©nouvellecaledonie
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