Le dernier adieu de la tribu de Tiwaka à Didier Poidyaliwane

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Poidyaliwane hommage
Une foule nombreuse s'est réunie ce dimanche à Tiwaka ©Nathan Poaouteta / NC la 1 ère
A la tribu de Tiwaka, à Poindimié, Didier Poidyaliwane a fait son dernier voyage. Il est décédé ce mercredi 12 janvier à 56 ans des suites d'une longue maladie. C'est autour de sa famille et de son clan que tous se sont réunis pour rendre un dernier hommage à un militant historique de l'Union Calédonienne qui aura œuvré notamment dans le foncier kanak, la culture et la jeunesse.

La brume habille encore la vallée. C'est tôt ce dimanche matin que le travail de préparation à l'enterrement de Didier Poidyaliwane a commencé à Tiwaka. Les oncles utérins sont arrivés à 7 heures et les dernières coutumes ont pu avoir lieu. En fin de matinée, le cercueil a été porté au cimetière familial, où les membres de la famille ont dit un dernier au revoir.

Autour, la présence des institutions et de personnalités politiques indépendantiste et loyaliste marquent. "Il savait apaiser, argumenter, avoir un discours réfléchi qui nous permettait de trouver, comme vous l'avez tous si bien dit, le consensus", assure Nicolas Metzdorf, maire de La Foa, Générations NC. 
"Il faut être fier de ce que le frère a fait. Pour qu'ensemble on puisse continuer le travail, demain et après-demain, il faudra qu'on soit ensemble", ajoute Gilbert Tyuienon, maire de Canala, et porte-parole du gouvernement. 

"Parti de rien"

Membre du 15e et du 16e gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, Didier Poidyaliwane avait fait un long parcours au sein de l'Adraf et dans le monde agricole. Reconnu pour son expertise dans le foncier coutumier et proche de la jeunesse, il était un homme de conviction et humble. "Le message de Didier c'est qu'il est parti de rien. Il est parti à Tahiti, avec juste un petit sac et un rechange, c'est tout, pour faire un BEP agricole", raconte Natacha Poidyaliwane, son épouse.

Didier Poidyaliwane
Didier Poidyaliwane ©CESE NC

Didier Poidyaliwane était aussi, et surtout, un père qui voulait plus pour les siens, comme en témoigne sa fille ainée Niméra. "On est tous très chanceux d'avoir eu mes parents et mon père autour de nous. Parce qu'ils nous ont toujours soutenus dans tous nos projets et ils nous ont toujours poussés à aller de l'avant. Il était vrai, il n'avait pas de masque et je suis contente que les gens retiennent ces valeurs-là."