Assassinat d’un Dumbéen en 2019 : trente années de réclusion criminelle pour les deux principaux accusés

justice dumbéa
Affaire Chenot, assassinat, Dumbéa
Le drame a pris part à Dumbéa le 25 septembre 2019. ©Archives NC la 1ère
Après quatre jours d’audience, et d’échanges souvent pesants voire véhéments, le procès aux assises pour l’assassinat d’Edgar Chenot en septembre 2019 à Dumbéa s’est conclu ce jeudi soir. L'ancienne concubine de la victime et son amant ont été condamnés à trente ans de réclusion criminelle. Le jeune homme qui était alors mineur écope d'une peine de quinze ans et la quatrième personne, de trente mois d'emprisonnement dont un an et demi assorti de sursis.

En début de soirée, les jurés ont livré leur décision dans cette affaire difficile. Pour l'assassinat d'Edgar Chenot le 25 septembre 2019, l'ancienne concubine de la victime et son amant d'alors ont été condamnés à la majorité absolue de trente ans de réclusion criminelle, sans peine de sûreté. Le jeune homme qui était alors âgé de seize ans écope d'une peine de quinze ans, trois ans de moins que requis. La quatrième personne, de trente mois d'emprisonnement dont un an et demi assorti de sursis.

La réaction de Me Martin Calmet,  avocat de la partie civile, au micro de Laura Schintu :

Le réquisitoire

En fin de matinée, l’avocate générale requérait dix-huit ans de réclusion criminelle pour le plus jeune, et trente ans assortis d’une peine de sûreté de vingt ans pour les deux autres accusés. Concernant la quatrième accusée, qui devait répondre de non dénonciation des faits, la peine requise était de trente mois de prison dont dix-huit assortis d’un sursis simple. 

Une responsabilité à évaluer

Ce jeudi, les plaidoiries et les réquisitions ont permis de mieux cerner la responsabilité des quatre accusés dans cet assassinat. Pour les avocats de la défense, chacun de leur client respectif a eu un rôle différent. Mais le meurtre était-il vraiment prémédité ? A cette question, maître Barbara Brunard, avocate du jeune mineur au moment des faits, a répondu par la négative. Signalant que son client s'est rendu au domicile de la victime pour la tabasser, mais que s'il avait su ce qui allait se passer, il ne se serait pas déplacé. 

Sa réaction après l'énoncé du verdict, au micro de Laura Schintu :

Me Charlotte Rolin, défendant l'amant de la concubine de la victime, a souligné que son client était tombé sous l'emprise de sa femme, sa maîtresse au moment des faits. Au cours du procès, il a d'ailleurs tenu à annoncer qu'il souhaitait la quitter, la trouvant "machiavélique"

Un procès éprouvant

Au fil du procès, cette femme a été présentée comme "mythomane", "perverse", "le cerveau" de l'affaire. Une description rejetée avec force par son avocat Me Julien Marty. Il a interrogé les jurés : "Dans cette affaire, pour ma cliente, y a-t-il eu complicité avec aide et assistance, ou complicité par provocation ?" La question a été au centre des débats, durant ce procès éprouvant pour la famille d'Edgar Chenot. Interrogé une dernière fois, le mari de l'ex-concubine et le jeune accusé ont demandé pardon. L'ancienne compagne a gardé le silence.

Compte-rendu d'audience par Natacha Lassauce-Cognard et Laura Schintu :