Arrestations et condamnations après la coupure de route à La Coulée

justice mont-dore
Voiture en feu à La Coulée, 6 novembre 2018
La route du Sud bloquée le soir du 6 novembre, non loin du centre commercial de La Coulée. ©Agnès Tuitoga
Quinze personnes ont été interpellées après les débordements du 6 novembre, route de La Coulée. Treize étaient présentées à la justice ce vendredi, dans des procédures différentes. Plusieurs condamnations ont été prononcées et six mis en cause ont rejoint le Camp-Est, parfois en attente du jugement.
Cette coupure de la route provinciale au Mont-Dore avait duré autour de deux heures. Nous sommes le soir du mardi 6 novembre, au surlendemain du référendum. La traversée de Saint-Louis est de nouveau accessible depuis le milieu d’après-midi, après un jour et demi de fermeture. Et voilà qu’un blocage intervient un peu plus au Sud. A un endroit où une voie de contournement existe, par la Corniche du Mont-Dore, mais en rallongeant les temps de trajet. 
 

Epave en feu

A l’origine du problème, les débordements d’un groupe de personnes alcoolisées qui vont s’avérer être une trentaine, entre le centre commercial de La Coulée et les Jardins de Belep. La plupart viennent de ce lotissement tribal. Des pierres et une carcasse de voiture enflammée encombrent la chaussée. En arrivant sur les lieux, les gendarmes sont caillassés et insultés. Ils font usage de gaz lacrymogène.
 

Véhicules abimés

Pendant ce temps, les pompiers de la caserne toute proche attendent un retour au calme pour éteindre le feu. L’axe ne peut pas être rouvert à la circulation avant environ 20h30 - sous les yeux des nombreux badauds qui observent depuis le parking commercial. Et rebelote le lendemain matin: peu avant 7 heures, nouvelle intervention des gendarmes alors que la même épave est incendiée. Au final, pas de blessé signalé. Pour le reste, quatre véhicules de gendarmerie ont été abimés.  
 

Interpellations jeudi et vendredi

Entre hier et aujourd’hui, quinze personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. Le fruit d’une vaste enquête menée par la compagnie de gendarmerie de Nouméa et des mobiles avec, a-t-il été précisé au tribunal, le concours des référents du lotissement Jardins de Belep. Treize individus, âgés de 24 à 34 ans, ont été déférés au parquet. Les chefs d’accusation: entrave à la circulation, dégradations aggravées, violences volontaires en réunion.
 

«Plaider coupable»

Six ont été condamnés ce matin en «plaider coupable». Une procédure allégée qui permet d’éviter un procès dès lors qu’on reconnaît les faits. Dans le détail:
- deux mis en cause ont rejoint le Camp-Est pour y purger seize et vingt-deux mois de prison ferme.
- trois autres ont eu des peines allant de six mois à un an de prison avec sursis;
- un sixième devra accomplir cent heures de travail d’intérêt général.
 

Un procès le 18 décembre

Les sept personnes restantes ont pour leur part été présentées ce matin au tribunal correctionnel, en comparution immédiate. L’affaire sera jugée le 18 décembre, à la demande de la défense. Mais en attendant, quatre des prévenus ont été placés en détention provisoire. Les autres se trouvent sous contrôle judiciaire.