Les difficultés se sont accumulées pour les prestataires touristiques du Grand Sud

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©Caroline Antic-Martin

Fin du conflit « usine du Sud », fin du confinement, les bonnes nouvelles s’enchaînent pour les habitants du Mont-Dore. Les prestataires touristiques qui ont particulièrement souffert au cours des derniers mois s’inquiètent néanmoins pour leur avenir.

Michaël Cano gardera un très mauvais souvenir des douze derniers mois. Après le premier confinement et la suspension des vols internationaux en mars 2020, la fermeture du parc de la Rivière Bleue en décembre a fragilisé considérablement son entreprise de loisirs. C’est en effet dans le Grand Sud calédonien qu’elle réalise 40% de son chiffre d’affaires et ce, principalement pendant la saison estivale… « On a une base à la plaine des cocotiers, à Dumbéa, qui permet de maintenir une certaine activité, qui a un peu plus d’un an et on a pu bénéficier d’une aide de la province l’année dernière »  indique Michaël Cano, co-gérant d’une entreprise de loisirs. Les aides et la délocalisation de l’activité sur la base de Dumbéa ont permis à Michaël de garder - plus ou moins- la tête hors de l’eau.

Le reportage de Caroline Antic-Martin et Gaël Detcheverry.


SOS pour les entreprises de loisirs maritimes

Année difficile également pour les charters de croisière. Après avoir perdu 20 % à 25 % de leurs chiffres d’affaires du seul fait de la fermeture des frontières, ils ont du renoncer à fréquenter certaines zones maritimes du fait des tensions liées à l’usine du Sud, notamment la baie de Prony, après l'attaque d'un catamaran en novembre dernier. Se pose ensuite cette question importante : quid de la saison des baleines ? « La saison des baleines est cruciale pour nous. Si on l’enlève, on ne pourra pas joindre les deux bouts entre ce qui s’est passé avec les différents cyclones, les blocages puis le confinement… » précise Gilles Watelot, co-gérant d'une entreprise de charters de croisière. 

Plus de touristes dans le Sud

Sur terre, comme sur mer, les prestataires touristiques du Grand Sud sont à la peine… Fait révélateur : en cinq mois, l’office du tourisme a perdu la moitié de ses visiteurs, quant aux hébergements, la plupart sont vides. 

Les gens qui sont sur Nouméa et le Grand Nouméa ne vont pas aller sur le Mont-Dore, puisqu’ils sont juste à côté. On a la double peine : on est trop proches de Nouméa et avec tous les évènements, on est vraiment pénalisés.

Jean-Claude Dorge, vice-président de Tourisme Grand Sud


Avec la fin du confinement et la levée des blocages, l’horizon semble enfin se dégager sur le Grand Sud… Reste à savoir si cela suffira à éviter la fermeture d’entreprises.

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