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Deuxième référendum : le Parti travailliste réuni en congrès entend se positionner

politique nouméa
Dixième Congrès du parti travailliste, à Nouméa, 30 novembre 2019
©Bernard Lassauce / NC la 1ere
Le dixième congrès du Parti travailliste, ce week-end à Nouméa, doit permettre de dresser un bilan du mouvement, de préparer les élections municipales et surtout d'arrêter la stratégie adoptée pour la consultation du 6 septembre 2020. 
C’est devant des rangs clairsemés que le PT a ouvert samedi matin son dixième congrès à la Maison des syndicats, dans le quartier nouméen de la Vallée-du-Tir. Un rendez-vous placé sous le thème «Une autre voie est possible», dont le temps fort devrait être le positionnement adopté pour le référendum du 6 septembre 2020.
 

Possible participation, sous conditions

«Le Parti travailliste pourrait envisager d’appeler à voter à la prochaine consultation», a déclaré le président, Louis Kotra Uregei, dans son discours d'ouverture. Un scénario qui doit être discuté, et tranché, durant ce congrès. «A condition, bien sûr, que le FLNKS», a-t-il ajouté :
- «premièrement, se décide à redevenir le véritable mouvement de libération pour lequel il avait été mis en place le 24 septembre 1984, rassemblant l’ensemble des forces politiques indépendantistes élargies aux syndicats et aux groupes de lutte divers» ;
- «deuxièmement, qu’il revienne aux engagements pris lors de sa création et poursuive le projet d’indépendance kanak socialiste».
 

La «fausse bonne idée» de l'indépendance avec partenariat

Car LKU dresse de nouveau un bilan sans concession : «Depuis 1988, le FLNKS a progressivement abandonné les engagements de lutter pour obtenir une indépendance kanak socialiste», a-t-il déclaré. FLNKS qui aurait renoncé à toute chance de victoire en 2018 par opportunisme, et par repli sur ses deux provinces, a martelé LKU. «43,33 % pour le "Oui" et 56,7 % pour le "Non" constitue bien un échec pour les indépendantistes. Il est donc clair que l’indépendance avec partenariat, demandée par le FLNKS est une fausse bonne idée, qui conduirait à l’instauration d'un régime de type néo-colonial.»
 

L'Accord de Nouméa, ce «mirage»

Et de souhaiter un front à nouveau réuni sur la seule base de l'IKS. «Arrêtons de croire à un pseudo destin commun qui nous a leurrés depuis le mirage de l’Accord de Nouméa, a harangué le président du PT. «Le seul destin commun qui soit commun à tous les peuples, c’est la liberté.» En juillet 2018, le parti a choisi la non-participation au référendum du 4 novembre. Et fait campagne en ce sens.

Le compte-rendu de Bernard Lassauce et Patrick Nicar :
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