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Mobilisation timide pour la « marche pour le climat » à Nouméa

climat nouméa
Marche pour le climat
©Coralie Cochin
Nouméa a donné le coup d’envoi de la marche nationale pour le climat. Une centaine de participants ont défilé dès 9 h avec pour slogan  « il est encore temps ». Prévue dans 60 villes françaises, cette mobilisation veut pousser les politiques à agir d’urgence pour l’environnement. 
A 16 000 km de Paris, les Calédoniens ont été les premiers, ce samedi matin, à marcher pour le climat, très souvent en famille, de la Côte Blanche à la Baie des citrons. 
Relayé par les réseaux sociaux, cet appel à la mobilisation nationale fait écho au rapport alarmant du Giec, le groupe d’experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, selon lequel il ne reste plus que 10 ans pour agir. 
Marche pour le climat
©Coralie Cochin
 

Prendre conscience de la gravité des choses 

« On voit bien que de nombreuses études ont été faites et que c’est de pire en pire » explique Déborah, l’une des organisatrices de cette marche citoyenne, à Nouméa. « comme de nombreuses villes en France s’organisent pour cette marche, on a décidé nous aussi de participer. Les Calédoniens se sentent concernés, mais pas assez, parce qu’on est sur une belle ile, ensoleillée, la mer tous les jours et on n’a peut être pas assez conscience encore de la gravité de la chose.  Mais quand on se renseigne un peu plus, on se rend vraiment compte que c’est très grave ce qui se passe et il faut absolument en avoir conscience pour agir maintenant, parce qu’on n’a pas 50 ans devant nous. » 
Marche pour le climat
©Coralie Cochin
 

Déçus par la faible mobilisation

Mais le sursaut citoyen attendu n’est pas vraiment au rendez-vous, selon Valérie, l’une des participantes : « Ici, en Calédonie, on n’est pas assez nombreux. Il aurait fallu qu’on soit tellement, tellement plus. C’est vraiment dommage que les gens ne se rendent pas compte de la gravité de ce qui se passe actuellement au niveau du climat. Il se passe des choses terribles partout, des inondations, des tsunamis, du plastique dans la mer, c’est catastrophique… ».
« On est vraiment le dernier rempart, la dernière génération qui peut faire quelque chose pour protéger la planète » surenchérit Loïc, un trentenaire, « parce que si d’ici 50 ans, la courbe du réchauffement climatique et de la pollution n’est pas inversée, ce sera catastrophique. »  

Dans le reste de la France, la mobilisation se poursuit.
A Paris, 13 000 participants sont attendus cet après-midi.
Le reportage de Bernard Lassauce et Gaël Detcheverry 
©nouvellecaledonie

 
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