«Sévère intoxication» à James-Paddon, les cantines publiques de Païta fermées

santé païta
Intoxication après la cantine à l'école James-Paddon, Anaëlle, 28 septembre 2018
Ecole Paddon, le papa d'Anaëlle venu récupérer sa fille prise de violents vomissements après le repas. ©NC la 1ère
Depuis le 28 juin, environ 180 écoliers du Grand Nouméa ont souffert de troubles digestifs après le déjeuner. Ce vendredi, c'était le tour de 32 élèves de James-Paddon, à Païta où la mairie ferme ses cantines lundi et mardi. A Dumbéa, les parents d'élèves se sont mobilisés sur le même sujet.
Avec ce nouvel épisode, soit une douzaine, le nombre d'enfants du Grand Nouméa tombés malades après le déjeuner à la cantine se monte à environ 180! Anaëlle en fait partie. Elle est en CM2 à l'école James-Paddon de Païta. «J'ai mangé des boulettes et après, quand c'était la récréation, je n'arrêtais pas de vomir», raconte-t-elle. A sept reprises, sans parler des maux de ventre! Cette élève fait partie des 32 enfants qui ont été pris de troubles digestifs ce vendredi après-midi, après le déjeuner pris sur place.
Son témoignage recueilli par Clarisse Watue. 
 
Intoxication après la cantine à l'école James-Paddon, pompiers, 28 septembre 2018
Heureusement, la caserne des pompiers se trouve juste à côté de l'école perchée. ©NC la 1ère


Pas de repas servi

Conséquence: la municipalité a décidé de fermer les cantines de ses dix écoles publiques lundi et mardi, et il n'y aura finalement pas de repas servi aux demi-pensionnaires. Le premier adjoint au maire de Païta, Willy Gatuhau, explique cette décision. 
 

Seconde fois dans la commune

Le 28 juin, c'est de Païta que partait la nouvelle d'une possible intoxication alimentaire à la cantine. Une douzaine d'élèves de l'école Heinrich-Ohlen, au centre du village, présentaient des troubles digestifs après le déjeuner. C'était le jour des carottes râpées, et on apprenait par la suite que des enfants scolarisés dans six autres établissements, de Nouméa, étaient tombés malades après ce repas-là.
 
Intoxication après la cantine à l'école James-Paddon, Anaëlle, 28 septembre 2018
Anaëlle s'est sentie très mal à la récré. ©NC la 1ère
 

Le dispensaire par précaution

Depuis, Païta semblait passer entre les alertes successives, jusqu'à ce vendredi midi. L'école James-Paddon se trouve près de la mairie, et non loin de la caserne dont les pompiers sont intervenus, de même que la gendarmerie. En accord avec le Samu, les parents des petits malades ont été contactés pour les récupérer. Seul un écolier a été emmené au dispensaire, par précaution au vu de sa santé fragile. 
 

Rencontre avec les parents d'élèves

Mercredi soir, selon la mairie, municipalité et parents d'élèves se rencontraient en mairie pour échanger sur cette délicate question de la cantine, notamment la désinfection des installations de Newrest ce week-end et ses conséquences. Ville de Païta et APE devraient se retrouver le 2 octobre au soir. 
  

La veille, à Koutio

Ce vendredi à la mi-journée, ce sont les parents d'élèves de Dumbéa qui se sont mobilisés. Au lendemain d'une nouvelle suspicion d'intoxication alimentaire: ce jeudi, cinq enfants ont été pris de vomissements et un sixième, de maux de ventre, après le déjeuner à l'école Louise-De Greslan, qui se trouve dans le lotissement Jacarandas à Koutio. Le vendredi précédent, un épisode collectif de troubles après la cantine concernait une vingtaine d’enfants au groupe scolaire Alphonse-Dillenseger d'Auteuil.
 
Des parents d'élèves de Dumbéa reçus à l'hôtel de ville ce vendredi midi, 28 septembre 2018
Les parents d'élèves de Dumbéa reçus à l'hôtel de ville ce vendredi midi. ©NC la 1ère / Martine Nollet
 

Des APE de Dumbéa à l'hôtel de ville 

Aujourd'hui, à l'initiative des APE, des parents se sont réunis à l'hôtel de ville pour réclamer des explications sur la stratégie d'action du maire. Ils étaient quelques dizaines à échanger avec Georges Naturel autour de leurs propositions: l'autorisation de fournir une lunch box à leurs enfants, l'attente des résultats d'analyse… 
 
Ecoliers de Dumbéa mangeant à la mairie où leurs parents rencontrent le maire sur les cantines
Pause midi peu commune pour ces écoliers de Dumbéa: à l'intérieur de la mairie! ©NC la 1ère / Martine Nollet
 

Questions sans réponse

Des solutions alternatives sont attendues des institutions dans ce contexte de crise, et de questions entêtantes qui restent pour l'instant sans réponse. De son côté, le maire de Dumbéa, au micro de Martine Nollet, se veut lucide quant à la gravité du problème, et cherche des pistes pérennes.
 

«On est en perte de confiance»

Face à lui, des Dumbéens excédés. Ecoutez les réactions des grands, mais aussi des petits, recueillies par Martine Nollet. 
 

L'UGPE en était

L'Union des groupements de parents d'élèves se mobilise également dans ce dossier des cantines. L'UGPE s'est joint à la mobilisation de Dumbéa. Ecoutez la réaction de Jean-France Toutikian après les échanges en mairie.

Mais à ce moment-là, à Dumbéa, on ne savait pas encore qu'une nouvelle intoxication s'était produite, cette fois à Païta.
 
Les Outre-mer en continu
Accéder au live