Suspicion d'intoxication après la cantine au groupe scolaire Dillenseger

santé dumbéa
Cantine 2018
Plateau-repas à la cantine, photo d'archives. ©NC la 1ère
Après les écoles Ohlen, Griscelli, Bardou ou encore Arsapin, c'est le groupe scolaire Alphonse-Dillenseger d'Auteuil, à Dumbéa, qui a été touché ce vendredi par un épisode collectif de troubles survenus après le déjeuner à la cantine. Une vingtaine d’enfants en ont été victimes.
Encore des écoliers malades après le déjeuner, encore en fin de semaine, encore dans le Grand Nouméa… L'inquiétante série de troubles digestifs après la cantine scolaire semble ne plus s'arrêter. Ce vendredi après-midi, les symptômes d'une possible intoxication alimentaire collective ont été signalés par une vingtaine d'élèves au groupe scolaire Alphonse-Dillenseger. 
 
Carte école Dillenseger
©Fond Google maps
 

Pris en charge par les pompiers

L'établissement est situé à Auteuil, entre la salle omnisports et la RT1. Non loin du centre de secours de Dumbéa, dont les pompiers sont longuement intervenus auprès des petits malades. Selon le site Internet de la Restauration française, qui prépare les repas et qui est désormais gérée par la société Newrest, voici quel était le menu du jour: œuf dur mayonnaise, spaghettis bolognaises, madeleine. 
 

«Deuxième service»

«Ce serait des enfants du deuxième service», réagit la présidente de l'association Une cantine responsable pour nos enfants, Carole Baillou. «Une maman a partagé un mot qui a été diffusé dans le carnet de correspondance […], où le groupe scolaire prévenait qu'il y avait eu certainement une intoxication alimentaire, en tout cas que des enfants avaient été malades, et qu'il fallait être vigilants.» 
Ecoutez ses propos recueillis par Jeannette Peteisi.  

«Si tous les jours, on doit déposer nos enfants en se demandant si on va les récupérer en bonne santé, ce n'est plus possible!»

 

«Yeux injectés de sang»

Les écoliers touchés auraient présenté des maux de ventre, des vomissements, des yeux injectés de sang. «Ça devient extrêmement inquiétant, ponctue Carole Baillou. Si tous les jours, on doit déposer nos enfants en se demandant si on va les récupérer en bonne santé, ce n'est plus possible! Vraiment, les mairies doivent prendre leurs responsabilités.» Selon nos informations, des adultes déjeunant à la même cantine ont également été atteints de troubles. 
 
Ecole Arsapin, Rivière-Salée, septembre 2018
©NC la 1ère / Nicolas Fasquel
 

A l'école voisine

Ce nouvel épisode de ce qui est devenu une triste saga intervient pile deux semaines après celui des demi-pensionnaires malades à l'école Marguerite-Arsapin de Rivière-Salée. Et quinze jours après avoir touché des enfants de l'école Victorien-Bardou qui se trouve à Koutio, mais à quelques centaines de mètres du groupe scolaire Dillenseger.
 

La piste du fonds de sauce

Quelques jours après, les services sanitaires de la Nouvelle-Calédonie ont révélé qu'ils suivaient une piste: une toxine d'origine bactérienne se serait développée à partir d'un fonds de sauce pendant la préparation des repas. Des résultats complémentaires sont attendus de métropole. 
 
Interview du directeur général de Newrest, 18 septembre 2018
Bruno Hériché, directeur général de Newrest en Calédonie. ©NC la 1ère
 

Monopole

En parallèle, des parents d'élèves ont exprimé leur colère et leur inquiétude face à ces incidents à répétition. A Dumbéa, ils auraient même obtenu de la mairie une assurance: qu'à l'avenir, le marché de la restauration collective ne soit plus confié exclusivement à la société Newrest, en situation de monopole. Newrest qui proteste de sa bonne foi et se défend d'être à l'origine de ces troubles digestifs.
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