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Vale NC évoque trois possibles repreneurs pour l’usine du Sud

nickel mont-dore
Usine de Vale NC
©NC la 1ere
Trois repreneurs potentiels s'apprêtent à soumettre une offre pour le rachat des parts de Vale Nouvelle-Calédonie. Dans le même temps, l’usine du Sud devra faire la preuve qu’elle peut être rentable. En attendant, la question des licenciements se précisera encore ce vendredi.
Le PDG de Vale Nouvelle-Calédonie ne prétend pas faire de miracles, il l’a dit ce jeudi après-midi aux élus de la province Sud. Des conseillers rassemblés pour une commission plénière dédiée à la situation à l'usine du Sud. Antonin Beurrier compte réduire ses coûts d’au moins 20 % cette année. Et diminuer d’autant le coût du nickel. Autrement dit, passer de vingt mille dollars la tonne en 2019, à douze mille dollars en 2020. 
 

Je ne suis pas magicien. En six mois, je ne peux pas rétablir une situation. En revanche, la stratégie, je pense, est gagnante et elle est validée par les investisseurs. Les gens qui nous regardent et qui éventuellement sont prêts à investir chez nous valident cela. 
- Antonin Beurrier, PDG de Vale NC

 

Offres examinées fin mars

Plusieurs candidats à la reprise des parts de Vale Nouvelle-Calédonie s'apprêtent à soumettre une proposition. «On a au moins trois offres qui sont en train de se dessiner, qui vont être confirmées dans les prochaines semaines, et chacun a sa motivation : financière, industrielle, stratégique», évoque Antonin Beurrier. Des offres qui devraient être examinées fin mars.

Vale NC, les offres

 

Notre modèle est jouable. On a une vraie carte à jouer. On a un gisement magnifique. On a un procédé qu’on maîtrise, maintenant. On va réduire nos coûts de façon significative. Mais c’est vrai que le challenge est extraordinairement difficile. 
- Antonin Beurrier

 
Conférence de presse Vale NC / province Sud, 13 février 2020
Antonin Beurrier, PDG de Vale NC, et Sonia Backès, présidente de la province Sud. ©Nicolas Fasquel / NC la 1ere
 

Douze milliards d’investissement

Pour atteindre ces objectifs, Vale entend doubler sa production de NHC, le fameux «nickel hydroxide cake», et développer le projet Lucy d’assèchement de ses résidus. Un changement de stratégie industrielle validé par l’actionnaire principal à hauteur de douze milliards d’investissement. 
 

Accompagné par les collectivités

Ce recadrage sera accompagné par la province Sud, a tenu à assurer sa présidente. «Au titre de l’environnement, au titre de la sécurité, énumère Sonia Backès. On est très attentifs à ce qui se passe sur le barrage, sur les questions sociales. On va accompagner la question des sous-traitants qui vont être sur le carreau dans quelques mois...» 
 

L’absence de repreneur serait une catastrophe. C’est pour ça que c’est important que les collectivités accompagnent.
- Sonia Backès, présidente de la province Sud

 

«Redevance» autour de l'export de saprolites

Présence, également, de la Nouvelle-Calédonie, a-t-elle glissé, «puisqu’il y a une demande d’exportation de saprolites, qu’on va accompagner de la mise une place d'une redevance… C’est tout ce package qui fait que les collectivités sont aux côtés de Vale NC mais sans lâcher sur les questions essentielles qui concernent nos compétences.» A noter des discussions pour faire évoluer le code minier, qui ne permet pas actuellement cet export de saprolites provenant des massifs du Sud.
 
L'usine du Sud
©NC la 1ere
 

Sur le plan social

Ce vendredi, Vale NC doit communiquer à ses personnels une première liste de salariés licenciés. Il y en aurait «au maximum 140». L’entreprise s’est engagée à ce qu’ils soient tous payés durant huit mois
Ecoutez Antonin Beurrier sur le sujet :

Vale NC, plan social

 

Et la dette envers le BRGM ?

Autre dimension du départ de Vale, la question de la dette qui pèse sur la SPMSC - la Société de participation minière du Sud calédonien, actionnaire à 5% et dont font partie les provinces. «On doit de l’argent à Vale et au BRGM, [le Bureau de recherches géologiques et minières]. Sur la dette Vale, une partie a été annulée il y a quelques mois», rappelle Sonia Backès. Et «il est prévu qu’en cas de reprise, elle est annulée. Il reste la dette BRGM, de 8,4 milliards, sur laquelle on est en train de discuter».

Vale NC, la dette


Un sujet d'Olivier Jonemann et Nicolas Fasquel : 
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