Référendum : la "troisième voie" de la Dynamique autochtone

référendum
poignée de mains
Elle symbolise les accords de Matignon: la poignée de main entre Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou.
Plutôt que "le référendum binaire clivant et qui divise", le parti Dynamique autochtone s’exprime en faveur d’une troisième voie, en se référant à la poignée de mains de 1988. Favorable au report de la consultation, il va dans le sens d'une non-participation au scrutin le 12 décembre.

Une solution d'ouverture, en dehors de la confrontation entre le Oui et le Non, pour coller à la réalité du vivre-ensemble calédonien. Cette "troisième voie", Dynamique autochtone l’a évoquée dans deux communiqué signés de son président Noël Wamejo, diffusés le 9 puis le 17 novembre. Avant, puis après, avoir appris le maintien du référendum.

"Partage des valeurs"

"La poignée de mains Jean-Marie Tjibaou - Jacques Lafleur de 1988 doit être comprise comme un geste de partage des valeurs et s’affirme comme un symbole d’un pays à nous tous", y est-il écrit. "Elle s’inscrit comme solution pour la troisième voie, autre que le référendum binaire clivant et qui divise, parce qu’une moitié de la population ne veut pas du Oui et l’autre moitié ne veut pas du Non."

Nous appelons les Calédoniens à rechercher cette troisième voie, à dépasser les appareils politiques.

Basile Citre, animateur de la Dynamique autochtone

 

 

Pour le report

Le mouvement indépendantiste issu notamment du LKS plaidait en faveur du report de la troisième consultation. "Poser le référendum maintenant n’a pas de sens politique." Basile Citre a développé la position du parti qu’il anime, lundi 15 novembre, sur NC la 1ère. Un parti qui avait appelé à voter Non à l’occasion du deuxième référendum, non sans causer une certaine surprise et un désaccord avec sa déclinaison de Lifou.

Question de temps

Aujourd'hui, quelle consigne pour ses sympathisants ? "La logique, ce serait de ne pas participer à cette consultation du 12 décembre", répond Basile Citre. "Nous devons préparer ce projet ensemble et avoir le temps. Les trente ans n’étaient pas suffisants, parce que ça aboutit à une consultation d’autodétermination qui a clivé la population calédonienne."

Ecoutez l’élu de la Dynamique à la province des Îles, interrogé par Charlotte Mestre (entretien complet à retrouver là) :

Basile Citre interrogé sur la consigne de Dynamique autochtone pour le 12 décembre