Référendum, renforts, confinement… Ce qu’il faut retenir de l’entretien de Patrice Faure, haut-commissaire

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Patrice Faure, haut-commissaire, haussaire, invité du JT le 6 novembre
Patrice Faure, haut-commissaire, haussaire, invité du JT le 6 novembre ©NC la 1ère
Décision attendue dans les jours à venir, sur le maintien ou pas du référendum, avec en toile de fond l’évolution de l’épidémie de Covid en Nouvelle-Calédonie. C’est dans ce contexte que le haut-commissaire était samedi l’invité du journal télévisé sur NC la 1ère.

Crise sanitaire et scrutin référendaire, les deux thématiques qui tiennent en ce moment en haleine la population calédonienne. Le représentant de l’Etat a évoqué l’une et l’autre samedi 6 novembre, sur le plateau du JT. Voici ce qu’on peut en retenir.

 

  • Décision "très bientôt" sur le référendum

Patrice Faure n’a pas donné de jour précis, ni confirmé que la décision de maintenir - ou pas - le référendum à la date du 12 décembre serait prise mercredi prochain en Conseil des ministres. Mais il appuie les propos de Sébastien Lecornu : "Ce sera très bientôt connu par l’ensemble des Calédoniens, j’en suis certain."

 

  • Epidémie "contrôlée"

Le représentant de l’Etat l’a redit, le Premier ministre "prendra sa décision en fonction de savoir si [l’]épidémie est hors de contrôle". Or, "on voit bien qu’elle est contrôlée, aujourd’hui. On est passé de 1 200 [en] taux d’incidence à environ 120, c’est dix fois moins, entre le 6 septembre et aujourd’hui."

 

  • Le confinement pourrait franchir une nouvelle étape

"Ça veut dire que l’ensemble de la population calédonienne s’est prise en main pour éviter cette transmission", déclare le haussaire. "Je pense que nous pouvons passer à une étape suivante qui est peut-être, en fonction de ce que sera le taux d’incidence lundi, une libéralisation. Et peut-être que le week-end qui suivra le 11-Novembre pourrait être dans une dynamique qui correspond à celle des jours de la semaine."
 

  • "Il faut rester vigilants"

"Cette épidémie est en décroissance mais il faut rester vigilants", modère Patrice Faure. "Pourquoi ? Parce que nous sommes à 70 % de la population vaccinable qui est vaccinée. C’est très bien, dans un laps de temps assez court, nous avons réussi à beaucoup vacciner. Mais il reste encore une quinzaine de pour-cents pour arriver à une situation beaucoup plus conforme à ce qu’on pourrait attendre."

 

  • Des renforts de sécurité en "totale transparence"

Les images des véhicules militaires ou de sécurité alignés par dizaines sur le Port autonome de Nouméa ont entraîné d’innombrables réactions. Interrogé à ce sujet, celui des impressionnants moyens alloués à la sécurité autour du référendum, le haut-commissaire a eu cette réponse : "On a évité l’effet de surprise, on l’a dit depuis le début. L’ensemble des Calédoniennes et des Calédoniens voulait que le troisième référendum se passe dans le calme et la meilleure organisation possible. A cet effet, le gouvernement français a décidé de dépêcher des moyens supplémentaires par rapport au premier et au second référendums." 

Et de détailler les renforts humains : "A peu près 1 400 gendarmes [en plus], environ 250 militaires qui assurent la logistique (…), une centaine de policiers, quelques gardiens de prison supplémentaires, des magistrats mais aussi des observateurs internationaux, et puis des fonctionnaires métropolitains qui viendront compléter les équipes dans les mairies."

 

  • Ces renforts ne serviront pas seulement à sécuriser le scrutin

Patrice Faure relativise : "Effectivement, vous avez quelques réactions négatives sur Facebook (…) mais (…) par rapport au 270 000 habitants, c’est assez réduit. Je pense que c’est plutôt une grande satisfaction (…), les gens conçoivent que pour qu’il y ait un référendum apaisé, il faut que nous déployions des moyens."

Moyens qui serviront aussi dans d’autres contextes : "l’arrivée de ces personnels en renfort, qui seront là pour un temps assez réduit, nous permettra d’appuyer là où les Calédoniennes et les Calédoniens, qu’ils soient pour le Non ou pour le Oui, nous demandent d’agir. C’est l’alcoolémie au volant, l’accidentologie, les cambriolages et les vols de voiture, par exemple."

 

  • Les délégués "bientôt là"

La commission chargée de contrôler l’organisation et le déroulement du référendum s’appuie sur environ 250 délégués. En dehors de ceux déjà présents sur le Caillou, ils arriveront "dans quelques jours", a dit le haussaire. "On est à deux jours près, c’est juste un problème d’affrêtement de l’avion. Le président de la commission de contrôle sera là dans les jours prochains. Ensuite, l’ensemble des délégués arriveront normalement, il n’y a aucune difficulté d’identifiée pour le moment."

 

  • Bureaux de vote : vers des horaires élargis 

"Nous avons pris la décision de proposer aux maires, très bientôt, un élargissement des horaires d’ouverture", a aussi précisé Patrice Faure en réponse à une question d’internaute. "Pour l’ensemble du territoire, ce sera de 7 heures à 18 heures. Et pour Nouméa, qui concentre une majeure partie de la population et peut-être le Grand Nouméa, probablement que ce sera de 7 heures à 19 heures. Il s’agit d’éviter qu’il y ait des carambolages."

Visionnez l’entretien complet avec Nadine Goapana : 

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