Retour en cinq temps sur une semaine politique animée

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Le ministre délégué aux Outre-mer, Jean-François Carenco, était à peine reparti à Paris, avec la satisfaction d'avoir renoué les fils du dialogue, que les divergences calédo-calédoniennes réapparaissaient. Parfois à travers des phrases très dures, et un ton qui n'engage pas à l'optimisme.

Si le ministre délégué a pu rencontrer l’ensemble de la classe politique calédonienne, la semaine qui vient de s’écouler a montré qu’il n’a pas convaincu tout le monde. 

  • Mercredi 21 septembre, le bureau politique du FLNKS réfute toute discussion autre que bilatérale sur l’accession à la pleine souveraineté.  
  • La sphère indépendantiste fait aussi la démonstration, par communiqués interposés, de ses dissensions internes. L’Union progressiste en Mélanésie et son secrétaire général dénoncent Aloisio Sako, président du Rassemblement démocratique océanien, qui "instrumentalise le FLNKS pour parvenir à ses fins". En cause, un document rédigé et signé sans avoir a priori reçu l’aval du bureau politique.
  • Puis le Parti travailliste s’en prend à l’Eveil océanien et à son dirigeant, lui déniant toute légitimité à participer à toute discussion. Et les mots sont durs, qui qualifient la "troisième voie ou troisième case" et le "oui mais pas maintenant" de "foutaise et de fantasme politiciens".
  • Le droit de réponse n’est pas moins cinglant dans le ton. A l’image de cette réplique : "comment osez-vous demandez une construction commune (…) en nous matraquant tel un Idi Amin Dada océanien".
  • Côté loyaliste, derrière une unité semble-t-retrouvée, chacun tire ses propres conclusions, affichant sa différence à l'image de Calédonie ensemble.

Après cette semaine turbulente, l’invitation à Paris en octobre n’est certes pas remise en cause. Mais l’espoir de négociations selon le format d’un comité des partenaires a d’ores et déjà du plomb dans l’aile.