Référendum 2021 : si le Non l'emporte, Sonia Backès souhaite retirer la Nouvelle-Calédonie de la liste des pays à décoloniser 

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Sonia Backes

A New-York, le comité de décolonisation de l’ONU tient cette semaine sa session annuelle, et passe en revue les évolutions des situations de 17 territoires placés sur sa liste des pays à décoloniser. Le Comité C24 a reçu, mardi, la présidente de la province Sud Sonia Backès. 

Si pour les indépendantistes, il est primordial que la Nouvelle-Calédonie reste surveillée par l'ONU, pour Sonia Backès, il faudra la retirer si le Non l'emporte au troisième référendum, le 12 décembre 2021. C'est le voeu qu'a formulé la présidente de la Province Sud devant le comité C24 à l'ONU, mardi 15 juin.

L'ONU, le C24 en particulier, aura vu que le processus d'autodétermination aura eu lieu par trois fois, trois référendums, dans des conditions très particulières, donc n'a plus à faire un travail de pression à la France pour faire ce travail-là.

Sonia Backès, présidente de la province Sud

 

La loyaliste Sonia Backès a réussi in extremis à obtenir un visa pour les Etats-Unis, dont les frontières sont toujours fermées aux Français, pour assister au comité. Lors de son intervention à New-York, elle a expliqué à quel point la Nouvelle-Calédonie était différente des seize autres territoires figurant sur la liste des pays à décoloniser. "Il n'y a plus en Nouvelle-Calédonie une puissance administrante et un peuple colonisé", a-t-elle affirmé. Elle a notamment tenu à rappeler "les conséquences concrètes" pour le pays, en cas de Oui à l'indépendance. 

Nicolas de Rivière, l'ambassadeur français à l'ONU a lui ensuite rappelé au Comité comment l'accord de Nouméa avait été respecté et précisé les derniers engagements du gouvernement, pris il y a deux semaines à Paris. "C'est un processus éminemment démocratique et qui est une illustration parfaite de la mise en oeuvre du droit à l'autodétermination, auquel nous sommes tous très attachés", a-t-il indiqué. 

Si le Non l'emporte à nouveau en décembre, la France ne demandera à retirer la Nouvelle-Calédonie de la liste des pays à décoloniser, qu'après la période de transition, prévue jusqu'au 30 juin 2023.