Un dispositif d’accompagnement et de soutien aux familles endeuillées mis en place

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Depuis mercredi, un dispositif d'accompagnement et de soutien aux familles endeuillées a été mis en place. L’objectif ? apporter un soutien personnalisé dans cette période difficile.

Un nouveau dispositif. À la douleur de la perte d’un proche, s’ajoute en temps de pandémie, un protocole funéraire strict, validé par le gouvernement mardi. Des règles sanitaires nécessaires, qui chamboulent les veillées, funerailles et rituels de deuils. Pour être épaulées dans cette épreuve, les familles peuvent désormais contacter le 05.01.11. Un nouveau dispositif de soutien a été mis en place depuis mercredi, par le CHS Albert Bousquet.

On a mis en place une équipe composée d’un médecin psychiatre, de plusieurs psychologues, d’une cadre de santé et d’une assistante sociale qui sera là pour répondre à toutes les questions pratiques que se posent les familles endeuillées. Notamment, sur le financement des funérailles qui semblent très coûteuses pour certaines familles et problématique.

Carole Keravec, psychologue au CHS Albert Bousquet.

 

Quelles solutions pour les familles ? 

 

Des restrictions parfois difficiles à accepter par les familles, suivies par les professionnels du dispositif, par téléphone, en visioconférences, indique la psychologue : 

“On a été saisis par l’institutrice de cet enfant qui nous a fait remonter ses plus vives inquiétudes concernant un petit garçon qui a perdu son papa lundi dernier et qui est dans le déni de cette mort parce qu’il n’a pas pu assister à la mise en bière de son papa et aux funérailles. Nous avons des idées à soumettre, de faire en sorte que les soignants prennent en photo les défunts pour qu’on puisse les remettre aux familles ou dans le dossier médical.” 

Des photos, mais aussi des vidéos, des chants ou encore des lettres… pour tenter de conserver un lien avec le défunt.

“C’est recommandé pour les personnes qui ne peuvent pas assister à la mise en bière mais à partir du moment où l’on a conscience que le patient est en fin de vie, permettre des photos, des vidéos, des lettres, mais cela est difficilement entendable par le corps médical", précise la psychologue. 

Des spécialistes qui tentent de créer des passerelles entre les urgences somatiques et les urgences psychologiques. Une tâche qui s’avère pour l’heure, encore complexe sur le territoire, en période de crise sanitaire.

Les précisions d’Alix Madec