Vente d’ignames à Ducos : un produit que tout le monde s’arrache

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Carton plein pour la grande vente d’ignames à Ducos
©Natacha Lassauce-Cognard et Laura Schintu
Ce samedi 7 août 2021, le grand marché de gros à Ducos mettait à l’honneur l’igname. De nombreux clients étaient au rendez-vous pour acheter des semences d’ignames à l’un des plus grands producteurs du Pays.

L’igname a du succès. Depuis la dépression tropicale Lucas et le cyclone Niran en début de l’année, les cultures d’ignames sont mises à mal, notamment sur les îles loyauté. Dès 5h du matin, ce samedi, de nombreux visiteurs ont profité du marché de gros de la zone industrielle de Ducos pour acheter des semences d’ignames

Un produit phare sur le Territoire

Des tubercules qui sont utilisées pour ensemmencer les champs, particulièrement endommagés par des intempéries, notamment celles en ce début d’année, sur les îles loyautés. Le calibre de chaque igname a été précieusement observé par les clients. Malgré la forte demande, ces ignames n’ont pas subi la flambée des prix. Ils étaient vendus à 900 francs le kilo. 

Pour Natacha Katrawa, originaire de Lifou, c'était une nécessité d'acheter des semences pour son champ. La dépression tropicale Lucas a détruit la moitié de sa récolte. 

Comme j’ai un champ sur Lifou, j’ai perdu plus de la moitié de mon champ, je n’ai pas récolté de plans, donc je me déplace au marché.

Natacha Katrawa, cliente originaire de Lifou

 

Un constat similaire en Province Nord, où le cyclone Niran a impacté les cultures. 

J’ai perdu 70% de mes cultures à la suite au passage du cyclone. Il y a des variétés que j’ai complètement perdues, que je n’arrive pas à retrouver (...) parfois j’ai des semences qui ne font même pas 50 grammes.

Remuel Leroy producteur d’ignames à Koumac

 

Malgré ce constat, Remuel Leroy, l'un des plus grands producteurs du pays, est un homme heureux. En une journée, il a vendu près d’une tonne d'ignames sur le marché. Un produit qui cartonne toujours autant et qui est particulièrement apprécié pour la coutume ainsi que pour la saison des mariages. 

Reportage de Natacha Lassauce-Cognard et Laura Schintu