Violences contre une jeune femme diffusées sur les réseaux sociaux : 4 personnes en comparution immédiate

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Le 5 décembre 2021, la vidéo d'une jeune femme subissant des actes de violences par un groupe d’individus était diffusée sur un réseau social. Le procureur de la République de Nouvelle Calédonie a annoncé ce jeudi soir une comparution immédiate pour les agresseurs.

Une vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux. Le 5 décembre dernier, une vidéo circulait, présentant une jeune femme âgée de 20 ans subissant des violences physiques par un groupe de jeunes. Suite à la diffusion de cette vidéo, cinq personnes ont été placées en garde à vue depuis le 8 décembre 2021. 

Lors de son audition, la victime a expliqué que le 19 mars 2021, date des faits, elle a été suivie par certaines personnes, à la sortie d’une fête d’anniversaire. Elle s’est alors cachée dans une zone dite « des palétuviers » dans le quartier de Magenta avant d’être extraite de force et rouée de coups par plusieurs personnes, qu’elle ne connaissait pas, à savoir deux hommes et deux femmes, jeunes majeurs âgés de 18 à 20 ans, comme le précise le communiqué du procureur de la République diffusé ce jeudi soir. La cinquième personne placée en garde a été mise hors de cause. 

Au-delà des coups reçus, la victime a fait l’objet de propositions sexuelles accompagnés de gestes dégradants, alors même qu’elle se trouvait au sol sous leur contrainte. L’examen médical a conclu à un stress post-traumatique persistant justifiant une incapacité totale de travail de 4 jours. La victime a indiqué qu’elle n’a pas déposé plainte, après la commission des faits, par crainte de représailles.

Une comparution immédiate 

Quant aux mis en cause, lors de leur garde à vue, ils ont déclaré avoir consommé d’importantes quantités d’alcool et ont reconnu, pour l’essentiel, leur participation aux actes de violence. L’un d’entre eux a enregistré la scène, qui a ensuite été diffusée par d’autres mis en cause, sur les réseaux sociaux. Des faits caractérisant le délit d’enregistrement et de diffusion d'images relatives à la commission d'une atteinte volontaire à l'intégrité de la personne. 

Qu'encourent-ils ? Ces infractions sont punies d’une peine de 5 ans d’emprisonnement et d’une amende de 75 000€ soit environ 9 millions de francs. Au vu de la gravité des faits reprochés, le parquet a décidé de poursuivre les auteurs présumés dans le cadre de la procédure de comparution immédiate, à l’audience du 10 décembre 2021 à 8 heures.