Crash Air Moorea : hommage aux victimes, 15 ans après la tragédie

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Commémoration du 9 août 2022, sur le point de vue qui surplombe le lieu de l'accident. Sur la photo, le frère de Bruno Druet, l'une des victimes. ©CP / Polynésie la 1ère
Le 9 août 2007, le twin otter Foiqi de la compagnie aérienne Air Moorea s’écrase au large de l'île, causant la mort de son pilote et ses 19 passagers. Quinze ans plus tard, comme tous les ans depuis cette tragédie, une cérémonie en hommage aux victimes et particulièrement aux habitants de Moorea, est organisée.

Triste anniversaire en ce 9 août 2022... Il y a 15 ans, 20 personnes perdaient la vie dans un accident d'avion. Le petit aéronef s'est abimé en mer alors qu'il allait rejoindre Faaa. 4 victimes étaient de Moorea : Hermann Trafton, Philippe Taputuarai, Hélène Liao et Bruno Druet.

Aujourd'hui, comme chaque année depuis le drame, la commune de Moorea a rendu hommage aux disparus. La cérémonie s'est tenue dès 7h30 au pied de la stèle, située au point de vue de To'atea.

Stèle à Moorea ©CP / Polynésie la 1ère

Le maire de la commune de Moorea-Maiao Evans Haumani s'est recueilli sur le site aux côtés des familles des victimes. Messe et dépôt de fleurs étaient au programme.

"Les mots me manquent. Depuis que j'ai été élu en 2014, cette date d'anniversaire me touche particulièrement. Il n'est jamais évident de trouver les bons mots pour réconforter la perte d'un être cher. On se sent souvent seul dans sa douleur", déclare le maire avec émotion. 

15 ans après le crash, la partie judiciaire n'est pas achevée. La cour d'appel rendra le 1er septembre un arrêt concernant les peines prononcées à l'encontre de certains cadres de la compagnie aérienne. C'est l'une des raisons pour laquelle l'association 987 a décidé cette année, de se montrer discrète. 

En février dernier, la cour de cassation avait reconnu la culpabilité des personnes jugées en appel mais estimait que les peines n'étaient pas suffisamment motivées. Invité du journal le 24 février, Nikolaz Fourreau, président de l'association exprimait son désarroi : "ce qui était déjà dur, c'est qu'il y ait ce recours devant la cour de cassation, que les désormais coupables utilisent encore des artifices judiciaires pour repousser une peine qui aujourd'hui, est définitive."

Sa seule satisfaction concernait la reconnaissance de leur culpabilité : "c'est un vrai soulagement, a-t-il dit, parce qu'ils avaient motivé devant la cour de cassation l'insuffisance d'éléments dans ce dossier pour prouver leur culpabilité."