La récolte se poursuit en Polynésie française, elle a commencé au mois de janvier, dans l’Hexagone. La commission d’enquête avait alors auditionné 64 personnes au total. Cette fois-ci, les échanges et les investigations se feront avec les acteurs locaux et cela, pendant une semaine.
"Madame la rapporteure va rédiger son rapport. Souvent, dans ces rapports de commission d'enquête, d'abord il y a un constat qui est fait, il y a un état des lieux, un diagnostic. Ensuite, il y a des propositions. Et effectivement, ces propositions peuvent ensuite déboucher sur une proposition de loi. La loi Morin date de 2010, donc aujourd'hui quinze ans après, est ce qu'il n'y a pas lieu de revoir peut être certains dispositifs" précise Didier Le Gac, le président de la commission d’enquête parlementaire.
Les auditions seront nombreuses. Victimes, familles et même scientifiques seront les bienvenus. Objectif : trouver des pistes pour mieux comprendre le fait nucléaire en Polynésie. "J’aurais souhaité aller jusqu'à Mangareva ou Tureia. Il me paraissait indispensable de ne pas tourner le dos à ces populations qui ont été les plus impactées par cette période des essais" déplore Mereana Reid-Arbelot, député de la Polynésie française et rapporteure de la commission d'enquête.
La Caisse de Prévoyance Sociale, de son côté, souhaite être remboursée pour toutes les indemnisations qu’elle a payées de 1985 à aujourd’hui. Soit plus de 100 milliards de francs pacifiques. Autre demande, la suppression de la norme un millisievert.
"Il faut que le Polynésien ait reçu un millisievert de radioactivité. Si j'ai reçu 0,9, je ne suis pas concerné [...], donc c'est cette norme d'un millisievert qui complique tout" rappelle Patrick Galenon, président du conseil d’administration de la CPS.
Pour ceux qui veulent adresser leurs témoignages ou observations à la commission, il est possible de le faire par mail avant le 27 mars, à l’adresse : cenucleaire2025@gmail.com
Les auditions se poursuivront avec la commission d’enquête les 8 et 9 avril prochains.
Pour rappel, une commission d’enquête sur le même sujet avait été créée en mai 2024. Elle a été interrompue en juin dernier, en raison de la dissolution de l'Assemblée nationale, actant la fin de tous les travaux en cours.