Trafic d’ice par voie postale : l'affaire renvoyée

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Justice : une dizaine de voleurs condamnés à de la prison
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Au tribunal correctionnel, lundi 24 février, un trafic d’ice par voie postale devait être jugée. En quelques mois, plus de 600 grammes de méthamphétamine ont été interceptées par les douanes. L’affaire a été renvoyée au parquet pour qu’une information judiciaire soit ouverte. 
En janvier dernier, comme nous vous le révélions, sept hommes ont été arrêtés dans le cadre d’une enquête préliminaire pour trafic d’ice. La drogue, importée des Etats-Unis, était envoyée par voie postale vers Tahiti depuis San Francisco. Entre le 1er mai 2019 et le 7 janvier 2020, plus de 600 grammes de méthamphétamine ont été interceptées par les douanes, par le biais de 43 enveloppes. Sur les sept prévenus, un seul comparaissait libre ce lundi mais sous contrôle judiciaire.
 
La combine était parfaitement menée durant 8 mois. Deux employés de la poste de Papeete étaient chargés de réceptionner les enveloppes adressées, à chaque fois, à des destinataires différents. Les plis contenaient entre 10 et 20 grammes. C’est un renseignement anonyme qui mettra cette affaire en lumière. Certains envois n’atteignaient pas leurs destinataires, ils étaient saisis par la douane. Ce qui provoquera quelques tensions. L’un des agents postaux est même tabassé par la tête de réseau. Ce dernier comparait d’ailleurs pour 16 chefs d’accusation.

A la barre, ce lundi, 4 avocats de la défense demandent un renvoi. Ils dénoncent des irrégularités dans la procédure dont le manque de procès verbaux de garde à vue. Ils sollicitent également l’ouverture d’une information judiciaire pour approfondir les investigations. La décision du tribunal penche en leur faveur. Une nouvelle enquête devrait être diligentée par les services de police, au centre postale de Papeete notamment.
 
Par ailleurs, trois autres avocats avaient demandé que leurs clients soient disjoints de l’affaire puisqu’ils ne souhaitaient pas le renvoi. Leur demande a donc été rejetée. Le tribunal a considéré que l’ensemble des prévenus devaient être jugés en même temps. La Douane et la Société Fare Rata se sont constitués partie civile.