Pour sensibiliser à la pollution marine, une opération "Comme une éponge" à Sainte-Marie

environnement
Des élèves de première année en CAP coiffure ont fabriqué des "éponges" d'hydrocarbures avec des cheveux
Des élèves de première année en CAP coiffure ont fabriqué des "éponges" d'hydrocarbures avec des cheveux ©Hermione Razafinarivo

Au port de Sainte-Marie des élèves de CAP coiffure ont fabriqué des "éponges" d'hydrocarbures avec des cheveux pour lutter contre la pollution marine. Une méthode utilisée l'année dernière à Maurice, après le naufrage du Wakashio.

Sensibilisés à la pollution marine, des élèves de première année de CAP coiffure au lycée Isnelle Amelin de Sainte-Marie, et leur professeur ont fabriqué des "éponges" d'hydrocarbures avec des cheveux. Ils ont mené l'expérience au port de Sainte-Marie. Un peu comme à Maurice lors du naufrage du Wakashio. Ils verront à la rentrée du mois d'août si le projet a été concluant, auquel cas, ils réitéreront l'expérience dans un autre port de l'île.

Une démarche environnementale

L'objectif pour les élèves : maîtriser les polluants dans les eaux du port de plaisance de Sainte-Marie. Ils ont conçu des boudins flotteurs, composés de cheveux. Le but : absorber les hydrocarbures émanant des bateaux ancrés dans le port. D'où le nom du projet "Comme une éponge". Leurs 37 boudins sont chacun remplis de 1,5kg de cheveux. Pour l'opération, ils en ont obtenu près de 55kg.

Des élèves de première année en CAP coiffure ont fabriqué des "éponges" d'hydrocarbures avec des cheveux
Des élèves de première année en CAP coiffure ont fabriqué des "éponges" d'hydrocarbures avec des cheveux ©Hermione Razafinarivo

 

(Re)voir le reportage de Jean-Régis Ramsamy et Daniel Fontaine :

Des cheveux pour lutter contre la pollution marine à Sainte-Marie

 

Une méthode utilisée après le naufrage du Wakashio

Les cheveux sont ainsi capables d'absorber des liquides. Leur efficacité a avait déjà été démontrée l'année dernière, dans l'île sœur. Après le naufrage du Wakashio au large de la Pointe d’Esny, au Sud-Est de l’Ile Maurice, des boudins de paille ou de cheveux avaient été utilisés pour limiter les dégats de la marée noire sur le littoral. Ils ont été placés en mer, à proximité du rivage, là où les vagues sont les moins fortes, pour contenir les hydrocarbures et tenter de protéger le littoral.

A La Réunion, une opération de solidarité avait aussi été lancée par un coiffeur réunionnais sur les réseaux sociaux. Fabrice Daout du Salon « Oz Coiffure » à Saint-Denis, avait décidé de stocker les cheveux de ses clients pour les envoyer à Maurice.

 

Pour sensibiliser les lycéens à la biodiversité subaquatique de l'île, une initiation à la plongée sous-marine est prévue le 25 mai, au port de Sainte-Rose.