Changement radical de routine, à KNS. Les conducteurs des cent tonnes, par exemple, doivent s'habituer à voir les camions à l'arrêt.
On a un peu plus de cent chauffeurs qui montent tous les jours sur mine. C'est assez compliqué de les occuper sur des taches annexes [à] la conduite.
Rayan Rague, responsable production mines à KNS
Au lieu du roulage, on va ranger, sécuriser les locaux inutilisés pendant la mise en sommeil, planifier l'éventuelle reprise des opérations. Jusque-là, 550 personnes travaillaient sur mine, à extraire le minerai du Koniambo, pour alimenter l’usine.
Maintenir les fours à chaud
Du côté de la centrale électrique, 120 personnes s’affairent. Mais la production est réduite. À 34 mégawatts, contre 200 en temps normal. L’activité va encore baisser, jusqu’à une vingtaine de mégawatts.
Un tiers des effectifs vont continuer à faire tourner les installations qui continuent d'opérer pour maintenir le four chaud. Les deux autres tiers vont faire des taches que de sous-traitants faisaient auparavant. Du nettoyage, des inspections…
Jérôme Durieu, directeur centrale électrique et utilité à KNS
Deux phases
Désormais l’usine entre dans deux phases :
- la mise en sommeil à chaud, avec une routine de préservation de l’outil, pour être prêt en cas de redémarrage.
- Et le maintien de l’usine en l’Etat, avec des opérations de maintenance et des formations du personnel.
Pour les quelque 1 200 salariés de KNS, l’emploi doit être maintenu, pendant six mois. Dans les jours à venir, 72 salariés Glencore vont quitter l’usine.